Le célèbre "Vive la république" en commission d'enquête?

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Par: rédaction
17/12/07 - 19h12
La prestation de serment constitutionnel du Prince Royal Baudouin fut interrompue par un "vive la république" devenu célèbre.
L'auteur présumé de ce cri, Julien Lahaut, président du parti Communiste, était tué une semaine plus tard.

Les sénateurs Josy Dubié (Ecolo) et Patrik Vankrunkelsven (Open Vld) demandent la mise sur pied d'une commission d'enquête parlementaire visant à éclairer les circonstances de la mort en 1950 de Julien Lahaut, président du parti communiste. Les deux sénateurs ont déposé une proposition de loi en ce sens. Une émission télévisée lundi soir sur Canvas (VRT) mettrait au jour de nouveaux éléments concernant cette affaire.

Julien Lahaut a été tué le 18 août 1950 devant son domicile. On a longtemps attribué à Julien Lahaut le fameux "Vive la république" lancé en pleine prestation de serment constitutionnel de futur roi Baudouin devant les chambres réunies le 11 août 1950 (Baudouin devint officiellement roi le 17 juillet 1951, ndlr). Le président du PC et député à la Chambre a été assassiné une semaine après les faits. L'émission Keerpunt de la VRT diffusée lundi soir sur Canvas donne les noms de ceux qui auraient participé au commando qui a attenté à la vie de Julien Lahaut. Il s'agirait de quatre hommes et non de trois comme prétendu jusque maintenant. L'auteur du coup fatal, toujours en vie, relate les faits dans la même émission.

Les sénateurs Vankrunkelsven et Dubié soulignent que depuis que l'affaire a été classée par la justice en 1972, de nombreux éléments sont venus s'ajouter. Ils entendent qu'une commission d'enquête fasse toute la lumière sur les faits. Des auditions doivent être organisées dans un premier temps de manière à saisir le contexte historique, estiment-ils. Ils sont d'avis que sur base de ces témoignages, la commission parlementaire pourrait commander au Centre d'études Guerres et Société contemporaine (CEGES) une étude sur le sujet.

Les parlementaires veulent notamment savoir si les auteurs dont le tireur présumé François Goossens ont agi en leur nom propre ou pour le compte d'autrui. Pourquoi tout semble indiquer qu'une fois les faits accomplis ils ont bénéficié de protections et pourquoi aucune enquête approfondie n'a jamais été faite. Les auteurs souhaitent également que l'on éclaircisse le rôle des réseaux "stay-behind" (prêts à être activés en cas d'invasion par les forces soviétiques). Certains attribuent à cette mouvance la mort du député communiste. (belga)

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