Le Dr Khan avait indiqué que la princesse avait envisagé de déménager avec lui au Pakistan et qu'elle avait également pensé épouser en secret le cardiologue.
Hasnat Khan, le cardiologue pakistanais qui avait rompu avec la princesse Diana peu avant sa mort fin août 1997, a annoncé dimanche qu'il n'apporterait pas de témoignage à l'enquête judiciaire britannique en cours sur le drame.
Evoquant un témoignage fait au cours de la première enquête britannique sur la mort de Diana et de son compagnon Dodi al-Fayed, qui a confirmé en 2006 la thèse de l'accident, le Dr Khan a indiqué que cette déclaration "devrait être considérée comme la dernière". "Je ne vois pas ce que je peux dire de plus", a-t-il déclaré dans une interview au Sunday Telegraph. "Mais j'espère que l'enquête clarifiera tout... J'espère que cela aboutira à des réponses claires. J'espère réellement qu'elle permettra à tout le monde de reprendre le cours de sa vie", a-t-il ajouté. Le Dr Khan a dit ne jamais avoir rencontré Dodi al-Fayed.
Dans son témoignage à l'enquête de Lord Stevens, le Dr Khan avait indiqué que la princesse avait envisagé de déménager avec lui au Pakistan et qu'elle avait également pensé épouser en secret le cardiologue.
Le Dr Khan, cardiologue pakistanais âgé de 48 ans qui avait exercé à Londres, avait entretenu pendant deux ans une relation intime avec la princesse avant de la rompre à l'été 1997, juste avant l'accident de Diana et de Dodi dans le tunnel du Pont de l'Alma, dans la nuit du 30 au 31 août 1997 à Paris. Selon des amis de Diana, c'est le Dr Khan qui aurait rompu. Certains proches de la princesse ont évoqué la possibilité que la relation qu'elle a eue par la suite avec Dodi n'était qu'un flirt d'été destiné à rendre jaloux le Dr Khan, que Diana surnommait "M. Magnifique".
Le médecin, qui a quitté Londres en novembre et partage actuellement son temps entre le Pakistan et la Malaisie, ne s'est jamais exprimé sur sa relation avec la princesse. Dans une interview au Mail on Sunday, il reconnaît que la princesse est encore dans ses pensées. "J'ai parfois envie de crier. Certains moments ont été très difficiles. J'ai repris le cours de ma vie mais cela revient sans cesse", a-t-il dit. L'enquête judiciaire britannique s'est ouverte le 2 octobre 2007 à la Haute Cour de Londres. Elle doit déterminer les circonstances d'un décès violent ou inexpliqué. Ce n'est pas un procès, il n'y a ni accusé, ni condamnation.
Le majordome de la princesse, Paul Burrell, doit être entendu lundi. Selon la famille al-Fayed, il pourrait apporter un témoignage accréditant la thèse des al-Fayed selon laquelle la princesse se sentait l'objet d'un complot visant à l'assassiner. (belga)


