Les organisateurs du Printemps de Bourges ont jugé "inacceptable" le titre Sale pute du rappeur Orelsan, tout en affirmant que l'artiste ne serait pas déprogrammé car sa prestation n'inclura pas cette chanson, dans un communiqué transmis jeudi à l'AFP.
Marie-George Buffet (PCF) a demandé au directeur du Printemps de Bourges, Daniel Colling, d'intervenir pour qu'Orelsan, invité à se produire au festival le 25 avril, n'y interprète pas cette chanson qui est, selon elle, "une incitation à la violence" contre les femmes.
Le texte décrit en termes crus divers actes de violences physiques dont l'auteur menace une femme. L'équipe du festival indique avoir aussi "été choquée par ce texte inacceptable", qui circule sur internet et a suscité de nombreux commentaires désapprobateurs dans la blogosphère. "Pour autant, aussi scandaleux que soit le texte de cette chanson, nous avons engagé ce jeune artiste pour une prestation artistique qui, comme son album, n'inclut pas cette chanson et ne véhicule pas ce type de message", poursuivent les organisateurs. "Pour cette raison, nous ne déprogrammerons pas Orelsan car nous assumons nos choix artistiques", ajoutent-ils, défendant un album "excellent", "composé de bons textes" reflétant "une génération (celle des 20 ans) un peu perdue et désabusée".
Sur le site officiel du Printemps de Bourges, Orelsan est présenté comme un artiste "revendiquant ses quatorze ans d'âge mental, ses humeurs de cancre assis au fond de la classe et son mental de puceau frustré", qui "a tout pour agacer les bien-pensants". "L'Eminem d'Hérouville-Saint-Clair (dixit la presse normande) pourrait bien être le choc de l'année dans le rap français", lit-on sur ce site. (afp)


