Des jeunes enfants ont néanmoins rendu un accueil plus chaleureux à la Famille Royale.
Une poignée d'extrémistes flamands ont scandé la fin de la Belgique, jeudi matin, devant la Cathédrale des Saints Michel et Gudule, avant le début du Te Deum célébré à l'occasion de la Fête du Roi.
Comme le veut la tradition, Albert II n'a pas assisté à l'événement. De nombreux politiciens avaient répondu présent à l'invitation malgré le climat communautaire tendu. C'est un cortège royal, placé sous haute sécurité, qui est arrivé quelques minutes avant le début de la messe officiée par le cardinal Danneels à la Cathédrale des Saints Michel et Gudule. Alors que le prince Philippe sortait, côté foule, de son véhicule, des extrémistes flamands ont brandi des affiches en faveur de la scission du pays en criant la fin du royaume.
Les fauteurs de troubles ont immédiatement été maîtrisés par les forces de police, aidées par l'un ou l'autre royaliste présent sur place. Plusieurs de ces manifestants ont été embarqués dans les camionnettes de la police afin d'être emmenés au poste. Dix minutes avant l'incident, c'est Armand De Decker, président du Sénat, et Herman Van Rompuy, président de la Chambre, qui étaient arrivés en même temps devant les marches de la cathédrale. Le Premier ministre sortant, Guy Verhofstadt, est le seul politicien à avoir bénéficié de quelques applaudissements provenant d'une foule venue en petit nombre pour affronter le froid.
D'autres hommes politiques comme Didier Reynders, Sabine Laruelle, Elio Di Rupo ou encore Jos Chabert avaient fait le déplacement. Les spectateurs ont également pu assister à un véritable défilé des voitures noires des ambassadeurs étrangers en Belgique. L'incident n'a pas retardé le programme et les portes de la cathédrales se sont fermées à 10h00. Le Te Deum est le premier événement de la journée consacré au Roi. Un défilé militaire devait également organisé à 14h10 devant le Palais Royal. La famille royale n'assistera pas à la parade. Les membres de la famille royale seront ensuite reçus au Parlement fédéral, invités par les présidents des deux chambres et le Premier ministre. (belga)


