Yann Moix enrage la Suisse en l'insultant: "C'est Gestapoland"

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Par: rédaction
4/02/10 - 17h16

Le nouveau livre de Yann Moix, baptisé La meute, n'est pas encore sorti mais il crée déjà une vive polémique. L'auteur a déjà publié sur Internet plusieurs extraits de son oeuvre, qui n'est en fait qu'un ramassis d'insultes sur la Suisse. Il prend l'arrestation de Polanski comme point de départ et se lâche.

"La Suisse n'est rien"
"La Suisse n'est rien", écrit-il. "La Suisse n'existe qu'en détruisant. En neutralisant. Ce n'est pas un pays neutre, non: c'est un pays qui neutralise. La neutralité? Une façade trompeuse, qui dissimulerait des instincts de prédateur. Ce très joli pays qui, pendant la guerre, voyant qu'un peu trop de Juifs venaient étrangement faire du tourisme en ses montagnes, a demandé à ce que fût apposé sur les passeports le J de Juden."

Il compare également le pays voisin de la France à une prostituée. "La Suisse ne se donne même pas, comme le feraient des salopes ordinaires: la Suisse se prête au plus fort. (...)  Elle se loue. Elle se sous-loue. Elle fait des offres. Elle écarte les jambes quand viennent à passer un officier nazi, ou une très grande puissance comme, par exemple, aujourd'hui, nos amis les États-Unis."

"Ce pays me dégoûte"

Pas prêt de faire taire la polémique, Moix a confié au journal Le Matin qu'il "déteste la Suisse. C'est un pays qui me dégoûte depuis longtemps. Je ne l'ai jamais aimé. C'est Gestapoland, j'ai toujours l'impression que quelqu'un va m'arrêter, là-bas."

Les réactions se suivent et se ressemblent. Sur Facebook, plusieurs groupes ont été créés: celui intitulé Yann Moix, la Suisse t'emmerde comptait déjà plus de 5.800 membres cette après-midi. Plus officiellement, l'Ambassade de France a annoncé sa "stupéfaction", soulignant "les non-sens historiques dont témoignent les extraits déjà parus de cet ouvrage, le ton injurieux adopté par l'auteur disqualifie celui-ci comme ses propos."

Elle tient à exprimer "sa sympathie et sa compréhension à l'égard de tous ses amis suisses légitimement choqués par un ouvrage dont on peut à bon droit penser qu'il eût mieux valu qu'il ne parût point."

Dé.L.

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