Ici Paris XL, en association avec Flair, organisait hier soir sa première remise de prix baptisée I Love Beauty Awards et destinée à récompenser les produits de beauté préférés des Belges. 161.887 personnes ont donné leur avis sur le site qui était mis à leur disposition. Ange ou Démon Le Secret a été élu Meilleur parfum dames; Chrome Sport d'Azzaro, Meilleur parfum hommes; Hypnôse precious cells, Meilleur produit de maquillage; Belle de jour de Kenzobi et Advanced Night Repair d'Estée Lauder, Meilleur produit de soins à égalité. Virgine Efira a reçu le prix de la personnalité belge favorite du côté francophone.
Les personnalités belges avaient fait le déplacement pour cette occasion super glam'. On a pu apercevoir Estelle Lefebure, Déborah François, Jérémie Renier, Zoé Félix, Martin Solveig qui a assuré aux platines jusqu'au bout de la nuit, Joëlle Scoriels ou encore Marie Gillain, qui nous a confié ses petits secrets de beauté. Rencontre.
Vous avez l'impression d'être considérée comme une icône de beauté?
Pas du tout. Actrice c'est l'inverse de l'icône pour moi. Quand j'ai eu ce contrat avec Lancôme et que j'ai fait des photos dans cet univers papier glacé, c'est clair, ça fige l'image. Ca la glamourise complètement. Les photos sont souvent assez retouchées. Mais je suis tout le contraire.
Votre rapport à la beauté a-t-il changé quand vous êtes devenu actrice?
Il y a deux aspects très différents dans ce métier pour moi, voire même opposés, c'est le travail d'actrice et la vie d'actrice en promo ou en représentation. Très sincérement, je n'ai pas été actrice pour cet aspect glamour. Moi, dans ma tête, on jouait à on "disait que", c'était l'idée de se traverstir... C'était pour jouer à la princesse ou au pirate. Quand je suis en tournage, que je me regarde dans le miroir du car-loge, l'objectif n'est pas de me sentir belle. Ca ne me dérange pas du tout d'être enlaidie. Mais on a beaucoup de pression dans l'autre aspect du métier, l'aspect médiatique. Comme ce soir, il faut assurer. On ne peut pas venir en jeans-baskets.
Quel est votre geste beauté indispensable?
Je bois beaucoup de thé vert. C'est un geste beauté, c'est un thé qui s'appelle détox. Je ne sais pas si ça marche mais c'est psychologique.
Vous êtes Belge mais habitez en France. La beauté est appréhendée différemment selon le pays?
A mort! Non pas que les femmes belges ne sont pas élégantes mais... Paris n'est pas la France, mais vu que je vis à Paris, j'observe beaucoup les Parisiennes. La Parisienne est en général très élégante. A Paris, les filles c'est souvent le total look à 8 h du mat. On se demande combien de temps elles ont passé dans leur salle de bain et ça a l'air très naturel. On ne sort pas dans la rue habillé n'importe comment. En Belgique, il y a une plus grande décontraction.
Vous êtes maman et n'avez donc plus autant de temps qu'avant pour vous occuper de vous...
Non, ça se saurait. Ca fait du bien des petites parenthèses. On prend rendez-vous avec soi-même. C'est un moment où l'on s'occupe de soi et on n'a pas ce brouhaha enfantin. Si j'ai envie de me faire du bien, je prends rendez-vous pour un massage, un soin. Et j'en profite à fond.
Que pensez-vous des retouches Photoshop qui font débat ces derniers temps?
C'est Britney Spears qui avait posé pour une campagne et qui avait publié les photos non-retouchées, non? C'est plutôt bien, ca rassure les femmes. On en a marre de ce décalage énorme entre les filles de papier glacé et les femmes qu'on voit dans la rue. Il y a un fossé gigantesque. Toutes ces filles magnifiques qui en réalité ont 15 ans et demi, 16 ans, ce n'est pas naturel. Ca met une pression aux femmes difficiles à vivre. C'est bien qu'il y ait un contrepoids à ça, avec des femmes qui s'assument. Parce que finalement, c'est ça la beauté: s'assumer telle que l'on est. C'est le plus grand challenge dans la vie
d'ailleurs.
Qu'en est-il du cinéma pour le moment?
Je fais preuve de sagesse. J'ai très envie de tourner mais j'ai envie d'un coup de coeur. Je patiente. Je ne suis pas boulimique de jeu en ce moment. J'ai envie de faire du théâtre, je développe des projets personnels, des idées de scénario, ça me prend pas mal de temps. J'ai la chance de pouvoir choisir. C'est un luxe.
Beaucoup d'acteurs confient souvent leur peur de ne rien faire, de se retrouver face à eux-mêmes. Ce n'est donc pas votre cas...
Non. Mais ce métier est incertain. Si on est comédien, c'est parce qu'on est vulnérable. Des comédiens non vulnérables, ça n'existe pas. Il faut du mental, de la sagesse, de la patience. Je travaille là-dessus. (Elle rigole.)
Avoir une famille, être posée sentimentalement, ça rassure aussi?
Je ne sais pas mais ça prend tellement le temps. Le temps passe si vite. Je ne suis pas une boulimique de travail mais je ne le suis pas non plus de couches culottes et de purée. J'adore mon métier, c'est vital. Là, ça va, mais ça me titille.
Déborah Laurent


