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Carla Bruni regrette d'avoir comparé un site à la presse anti-juive

Le premier voyage officiel de Carla Bruni devrait avoir lieu en Angleterre, où elle devrait rencontrer la reine Elizabeth II.
L'épouse du président français, Carla Bruni-Sarkozy, a présenté ses excuses mercredi pour avoir assimilé les méthodes de certains médias à l'égard de son mari à celles de "la presse collaborationniste" contre les juifs pendant l'occupation allemande.

"Si tu reviens, j'annule tout"
Ces excuses suivent la publication par le magazine L'Express de la première interview de l'ex-top modèle italienne depuis son mariage, dans laquelle elle dit vouloir tenir "sérieusement" son rôle de Première dame et rester l'épouse de Nicolas Sarkozy "jusqu'à la mort". Carla Bruni, 40 ans, a épousé le 2 février dans la discrétion Nicolas Sarkozy, 53 ans, qui se mariait pour la 3e fois. Dans cette interview, Carla Bruni était interrogée sur la plainte déposée par Nicolas Sarkozy contre le site internet nouvelobs.com. Selon ce site, le chef de l'Etat aurait envoyé à son ex-épouse Cecilia, huit jours avant son mariage avec l'ex top-model, un SMS indiquant: "si tu reviens, j'annule tout".

Sites de désinformation
Carla Bruni a jugé "justifiée" la plainte déposée par son mari, qui selon elle n'est pas dirigée "contre un organe de presse" mais "contre les nouveaux moyens de désinformation". "Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs? " demande-t-elle. Mercredi, elle est revenue sur ses propos et a présenté ses excuses. "L'Express me consacre une longue interview, au cours de laquelle j'ai comparé, à tort, les méthodes employées dans les sites internet avec celles employées par la presse collaborationniste", écrit-elle sur le site du magazine.

"Imbécile"
"Si j'ai pu blesser quelqu'un, j'en suis extrêmement désolée. J'ai juste voulu dire tout le mal que je pense de ces attaques ad hominem, qui dégradent l'information. Et le danger potentiel qu'elles représentent", ajoute-t-elle. Mardi soir, Michel Labro, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, hebdomadaire dont dépend le site incriminé, avait vivement réagi. "On ne joue pas avec ce genre d'affirmation", avait-il dit, jugeant l'interprétation de Carla Bruni "parfaitement imbécile". Dans la même interview publiée par L'Express, l'ex top-model devenue chanteuse affirme: "je suis de culture italienne et je n'aimerais pas divorcer... Je suis donc la Première dame jusqu'à la fin du mandat de mon mari, et son épouse jusqu'à la mort".

Monogamie ennuyeuse
La jeune femme, dont les conquêtes sentimentales ont souvent fait les délices de la presse people, avait confié par le passé "s'ennuyer" dans la monogamie. Carla Bruni, qui enregistre actuellement son troisième album, indique qu'elle mettra ensuite sa carrière de chanteuse entre parenthèses: "Je ne me priverai pas d'écrire et de composer mais jusqu'à la fin du mandat de mon mari, je n'enregistrerai sans doute pas d'autre disque". Elle affirme vouloir tenir son rôle de Première dame "sérieusement" mais souhaite "garder (sa) personnalité". "Je voudrais en premier lieu écouter Nicolas, écouter les gens, écouter tous ceux qui savent car je ne sais rien", dit-elle.

Rencontre avec la Queen
Son premier voyage officiel en tant que Première dame sera "sans doute" en Angleterre, indique Carla Bruni, jugeant "grisant" le projet de rencontrer la reine Elizabeth II. La chanteuse revient aussi sur la médiatisation de sa relation avec le président français. Elle affirme notamment avoir commis une "erreur" en emmenant son fils de six ans lors d'une visite très photographiée avec le chef de l'Etat à Pétra, en Jordanie.

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