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Le Mea Culpa du Nouvel Obs'

L'hebdomadaire de gauche français le Nouvel Observateur indique avoir "eu tort" de faire état sur son site internet d'un SMS que Nicolas Sarkozy aurait envoyé à son ex-femme, Cécilia, à l'origine d'une plainte du chef de l'Etat et d'un large débat dans la presse française.

Le Nouvel Observateur dénonce en même temps la décision de M. Sarkozy d'attaquer au pénal, une procédure "brutale, inédite et formidablement inéquitable" car le président bénéficie d'une immunité pénale "et d'un pouvoir d'influence sur les procureurs". M. Sarkozy a porté plainte pour "faux, usage de faux et recel" après "la parution le 6 février 2008 d'un article sous le titre: 'L'obsession de Cécilia'", selon l'avocat.

Trois ans de prison
Le site internet du Nouvel Observateur y affirmait que M. Sarkozy aurait envoyé à son ex-épouse huit jours avant son mariage avec Carla Bruni un SMS déclarant: "Si tu reviens, j'annule tout". Le directeur du Nouvel Observateur, Jean Daniel, estime dans l'édition à paraître jeudi que l'hebdomadaire a "eu tort" de faire état de ce SMS. Dans son éditorial intitulé "Une erreur ? Oui", Jean Daniel souligne que le président a "jeté lui-même sa vie privée en pâture". "C'est là, disons-le, que nous avons eu tort", écrit-il. "Car c'est précisément parce qu'il faisait tout pour nous entraîner dans son univers qu'il ne fallait pas s'y laisser conduire", explique-t-il.

"La porte qu'il a ouverte en étalant sa vie privée, nous n'avions pas à la franchir", reconnaît-il, ajoutant : "si j'avais eu l'information dont Airy Routier a disposé, je me serais empressé de m'en détourner". Le rédacteur en chef Airy Routier, auteur de l'article sur le SMS, est passible de 3 ans de prison. Son magazine lui a renouvelé sa confiance. Les directeurs de la rédaction Guillaume Malaurie et Michel Labro évoquent de leur côté le débat suscité par ce SMS, mis directement en ligne sans contrôle de la direction, et expliquent qu'il n'aurait jamais été publié, sous cette forme, dans la version papier.

Cette affaire du SMS "violente, très pénible, mais salutaire" doit contribuer à redéfinir le traitement par les médias de la vie privée des hommes politiques, estiment ces responsables. (belga)

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