Veerle Claus, la veuve d'Hugo Claus, envisage d'intenter une action en justice à l'encontre de Marc Van Hoey, vice-président de l'asbl "Recht op Waardig Sterven" (Droit à une mort digne) et l'un des médecins impliqués dans la procédure d'euthanasie de l'écrivain. Elle entend ainsi réagir à une interview accordée au magazine Dag Allemaal dans laquelle elle considère que le médecin a brisé le secret professionnel, écrit ce mercredi De Morgen.
L'interview a été publiée il y a deux semaines. M. Van Hoey était le troisième médecin consulté par Hugo Claus, quelques semaines avant sa mort. Dans l'article, il raconte son entretien avec son patient et défend le choix de celui-ci.
Veerle Claus a immédiatement téléphoné au médecin et l'a menacé de déposer une plainte. "Je comprends sa colère", explique M. Van Hoey. "J'ai été trompé par Dag Allemaal. Certaines déclarations sont entièrement inventées. Je n'ai ainsi jamais dit que Claus n'entretenait pas une relation de confiance avec son médecin de famille et je n'ai jamais prétendu que Claus se réjouissait de l'affaire que cela allait créer. Je n'ai jamais non plus raconté au journaliste ce qu'il s'était dit lors de ma consultation avec Claus", a-t-il réagi.
Veerle Claus envisagerait de se tourner vers la justice. De son côté, M. Van Hoey a déposé une plainte auprès du Conseil flamand pour le journalisme (Raad voor de Journalistiek) et pourrait engager une procédure civile.
Guy Van Gestel, l'auteur de l'article, nie les accusations du médecin. "Van Hoey a clairement laissé entendre qu'il voulait défendre le choix d'Hugo Claus et a effectivement dit tout ce que j'ai écrit", affirme le journaliste. (belga)


