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Christian Clavier se réserve le droit de déposer plainte

Le comédien Christian Clavier "n'a pas déposé une plainte, mais se réserve le droit de le faire" après l'intrusion samedi de nationalistes dans le jardin de sa villa à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud), a précisé jeudi après-midi la direction générale de la police nationale (DGPN).

La DGPN a apporté cette précision après l'intervention jeudi matin sur RTL du directeur général de cette direction, Frédéric Péchenard, selon lequel Christian Clavier avait déjà déposé plainte. Cette "plainte et la maison de Christian Clavier" sont "en zone gendarmerie" et "c'est la gendarmerie nationale qui s'occupe et de la protection de sa maison et de la plainte", avait-il ajouté. "Je sais, bien que je n'ai pas un accès direct à l'enquête", avait-il poursuivi, que les gendarmes "ont entendu, hier (mercredi), Christian Clavier et puis les témoins".

En revanche, contrairement à ce que le script de l'entretien du directeur général de la police nationale pouvait laisser supposer, celui-ci n'a pas assuré que les personnes qui se sont introduites dans le jardin de la propriété de l'acteur seraient poursuivies, ni qu'il y avait parmi elles des responsables politiques.

A la question concernant ces éventuelles poursuites, M. Péchenard avait répondu: "alors, je ne sais pas s'ils seront poursuivis. Ils seront entendus. Les policiers, les gendarmes font des procédures et c'est à la justice de décider si, à l'issue de ces procédures, il y a lieu ou non à engager des poursuites".

Evoquant la sanction visant Dominique Rossi, coordonnateur des services de sécurité sur l'île, relevé lundi de ses fonctions et muté à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), M. Péchenard a expliqué qu'il lui était reproché "de n'avoir pas su anticiper" cette intrusion. M. Rossi, qui a commis une "faute professionnelle", selon lui, "avait en sa possession une note de renseignement lui disant ce qui allait se passer". Dominique Rossi était "le représentant du gouvernement et le responsable de l'ordre public sur l'ensemble de la Corse" car le préfet (de Corse) "n'était pas là" au moment des incidents, a-t-il poursuivi.

M. Péchenard a démenti que le président de la République lui ait demandé de prendre la sanction contre M. Rossi: "C'est la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qui m'a demandé de (la) prendre et de rechercher quelqu'un pour remplacer Dominique Rossi. J'ai donc moi-même dit à Dominique Rossi qu'il allait être écarté. C'est moi qui ai décidé de le nommer" à l'IGPN. (afp)
04/09/08 18h04
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