Adeline Blondieau, maman aux multiples activités

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Par: rédaction
20/10/08 - 10h26
Adeline Blondieau a plusieurs cordes à son arc.
L'heure de la sortie s'attarde avec humour sur les relations qui se tissent entre les parents à la fin des classes. Adeline signe le scénario, notre compatriote Bernard Swysen le dessin.
Adeline a quitté Sous le soleil l'année passée. Elle n'aimait plus ni les histoires racontées, ni le ton de la série.
Ses prochains projets? Un deuxième tome et une BD sur les plans drague des filles.

Adeline Blondieau est célèbre pour son (double) mariage avec Johnny Hallyday et pour son rôle de Caroline dans la série Sous le soleil. Mais Adeline ne se résume pas qu'à ça... La jeune femme a plusieurs cordes à son arc, dont celle de scénariste. Après la BD thriller Angeline, Adeline s'essaie à l'humour avec L'heure de la sortie, qui s'attarde sur les liens qui se tissent entre les parents à la fin des classes. Adeline, maman d'Aïtor, neuf ans, parle en connaissance de cause.

Vous allez chercher vous-même votre fils à l'école ?
Bien sûr, je connue mais je n'en reste pas moins mère avec des obligations. Pendant longtemps, je n'ai pas pu aller régulièrement à la sortie de l'école parce que je travaillais à Saint-Tropez et que l'école était sur Paris. La sortie de l'école, voir la tête de son enfant, qui vous aperçoit quand il vient de se taper une journée de classe, c'est un vrai plaisir.

Le thème de la sortie de l'école, il vous est venu comment?
Le procédé d'écriture, c'est prendre du recul, avoir une petite distance qui va tout changer, qui va faire qu'on a un temps de décalage avec les autres. C'est là qu'on se regarde et qu'on se dit: ouais, on est ridicules, toutes serrées contre les autres parce qu'on gèle, en train de piapiater sur les mêmes trucs que ce matin et d'attendre comme des désespérés nos enfants qu'on a lâchés que quelques heures auparavant! On les a laissés le matin même et il y a des femmes qui sont hystériques et qui crient de peur que leurs mômes ne les reconnaissent pas dans la foule. On doit vraiment ressembler à des poules. (Elle se marre) C'est ça qui m'amuse: les idées sont toutes dans l'air, il suffit d'avoir cette disconnection pour s'en rendre compte. Et on peut faire feu de tout bois. Parfois je me retrouve dans des dîners ultra chiants et j'ai un vrai sourire parce que je bois du petit lait. Je me dis que c'est formidable parce que tous les personnages sont là, livrés en kit.

Donc à la sortie de l'école, vous êtes plutôt observatrice...
Mais aussi parfois totalement actrice. Je peux faire chier parce qu'un gamin a ennuyé le mien ou qu'il y a eu un contrôle surprise. Mais souvent, je suis dans ma bulle. Dans n'importe quel endroit. Là où je me régale aussi, c'est chez les people. J'ai commencé à écrire des trucs sur la peopolerie qui veut qu'on mélange des comédiens archi-célèbres à des participants de téléréalité. On se retrouve avec des trucs hallucinants! Je fais partie du milieu mais je ne me sens pas comme eux. J'espère en tout cas que mon recul m'empêche d'agir comme ça!

Vous avez fait des études de lettre. Comment passe-t-on de ça à Sous le soleil?
J'avais beau faire des études de lettres, je n'en étais pas moins une grosse fêtarde. J'écumais les nuits tropéziennes. Quand j'ai entendu qu'il y allait avoir une série sur Saint-Tropez, je me suis dit que c'était impossible que je n'y sois pas. Je ne pensais pas une seule seconde que ça allait marcher comme ça...

Vous étiez dans la lumière, vous vous retrouvez dans l'ombre. Ca vous plait ?
Devant la caméra ou dans l'ombre, ce qui m'intéresse, c'est le discours. En étant comédienne, je raconte des histoires. Il se fait qu'avec Sous le soleil, l'histoire ne me plaisait plus. Je trouvais que c'était merdique. Le ton ne me plaisait plus non plus. On s'enfonçait dans un truc mélodramatique alors qu'on arrive à une période où les gens ont besoin de rire. Mais c'est plus difficile de les faire rire que de leur faire peur ou de les faire pleurer. Moi, je veux raconter des histoires qui tiennent debout, pas trop connes et qui offrent une bouffée d'air frais.

Vous vous êtes écrite votre propre rôle avec Divin Divan...
Il fallait que je le sorte. On a fait quatre épisodes pilote et je les diffuse sur mon site, à raison d'un par mois. Je suis heureuse que cette idée existe mais je ne sais pas ce que ça donnera. Des producteurs m'ont dit qu'ils étaient prêts à travailler avec moi, certaines chaînes m'ont dit que les gens n'étaient pas encore prêts à voir ce genre de chose: en France, on ne peut pas tirer sur les psy. Moi je pense qu'on a droit de tirer sur tout le monde si c'est fait de façon drôle. Avec Divin Divan, je voulais dire que les cordonniers ne sont pas forcément les mieux chaussés. Et ça ne m'empêche pas d'avoir du respect pour les psy.

Quels sont la suite de vos projets ?
J'ai attaqué le tome 2 de L'heure de la sortie et je travaille sur un autre album à propos des plans drague de nanas, à la demande de Bamboo. Ca m'a surprise qu'on me le demande mais je me suis amusée à voir qu'on drague d'une façon très différente des hommes. Si on attaque à un homme en frontal, on le fait partir en courant ou on le castre. Le gibier masculin est très différent du gibier féminin. J'ai quasi fini, là. On a un album très féminin, que j'espère caustique, ironique mais tendre aussi.

Quelles sont les meilleures techniques de drague alors?
Tous les moments où on peut flatter l'homme. Quand on parle à une femme de ses problèmes, elle va vous écouter, échanger des idées... Un homme, il va falloir qu'il vous trouve la solution! Il faut lui faire croire que c'est lui qui la détient. Si on y arrive, on gagne un nombre de points incalculable. Faire rire un homme, par contre, ce n'est pas la bonne idée. Ou alors il faut qu'il soit certain de sa virilité. Une nana qui fait rire, souvent, on lui prête quelque chose d'assez masculin. Et l'homme a peur que la nana éclate de rire au moment crucial. Donc pour éviter ça, il préfère ne rien faire.

Cette ironie, cet humour, ça casse l'image de la Caroline de Sous le soleil...
Oui mais Caroline, ça reste un rôle. La première fois que j'ai présenté la BD on s'étonnait: "quoi, vous allez chercher votre enfant à l'école? En vous voyant dans Sous le soleil, on n'aurait pas cru." Oui, mais je jouais un rôle. On se sert de mon corps pour me faire incarner un personnage, mais ce personnage est très loin de moi. Mais en tout cas, grâce à Sous le soleil, je sais marcher en talons aiguilles sur n'importe quel revêtement! Et ce n'est pas donné à tout le monde ! (Elle rigole)

Déborah Laurent

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