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"La seule chose qui m'attache à la vie, ce sont mes enfants"

C'est une interview sans langue de bois qu'Alain Delon a donnée au journal Le Matin en Suisse. Il confie, en regardant dans le rétroviseur être "forcément nostalgique. J'ai bientôt 52 ans de carrière. On va vers la fin. Comme disait Montherlant: Le passé m'attire, le présent m'effraie, parce que l'avenir, c'est la mort."

L'acteur affirme qui, s'il tient le coup aujourd'hui, c'est pour ses enfants, Anouchka et Alain-Fabien, nés de son union de quinze ans avec Rosalie Van Breemen.

Tout pour ses enfants
"Je parle de la mort en fonction de mes enfants. La seule chose qui m'attache vraiment à la vie, ce sont eux. Je veux qu'ils puissent arriver, de mon vivant, à affronter seuls les difficultés de l'existence. C'est ma seule inquiétude. Ils ont 15 et 18 ans. A l'âge de ma fille, j'étais dans l'armée, en Indochine, à 20 000 kilomètres de chez moi. Alors oui, pour eux, je m'accroche. Sinon, je pourrais partir demain, sans regret. J'ai tout eu."

"Il y a un moment où ça pèse"
Alain Delon a souvent pensé mettre fin à ses jours. Il explique: "C'est une forme de dépression paraît-il. C'est fluctuant, comme le temps. Les vies comme la mienne sont rares, j'ai commencé ma carrière très jeune. Il y a un moment où ça pèse. Et je sais que je n'aurais plus jamais tout ça: les Visconti, les Melville, les René Clément, c'est fini. Alors, ça ronge. Et puis on se dit: Quelle chance! et c'est le renouveau. Jusqu'au moment où on retombe."

Aujourd'hui, l'acteur n'attend plus qu'une chose: la femme qui "va conclure sa vie".

Dé.L.
02/01/09 16h17
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