Le Mexique nie vouloir expulser Manu Chao

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Par: rédaction
28/03/09 - 10h50

Les autorités mexicaines ont démenti vendredi avoir enquêté sur des déclarations du chanteur franco-mexicain Manu Chao et avoir envisagé son éventuelle expulsion du Mexique, comme l'avait affirmé la veille un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur.

Démenti
Dans un communiqué, "le ministère de l'Intérieur nie catégoriquement avoir envisagé d'appliquer une quelconque sanction (...) De la même manière, il dément avoir ouvert une enquête sur les propos de l'artiste, parce qu'il n'a jamais existé la moindre possibilité qu'il soit expulsé".

"Terrorisme d'Etat"
Un fonctionnaire de ce ministère avait indiqué jeudi que les autorités de Mexico "enquêtaient" sur des déclarations du chanteur à Guadalajara (ouest du Mexique), dans lesquelles il avait qualifié de "terrorisme d'Etat" une intervention policière dans la banlieue de Mexico en 2006.

L'article 33 de la Constitution mexicaine prévoit que "les étrangers ne peuvent en aucune manière s'immiscer dans les affaires politiques du pays" et que le gouvernement a "le pouvoir exclusif de leur faire quitter le territoire national", immédiatement et sans jugement. Jeudi soir, le chanteur avait annulé "pour raisons privées" un concert qu'il devait donner à Guadalajara en marge d'un festival de cinéma.

Heurts violents
Le 4 mai 2006, 2.000 policiers anti-émeutes avaient investi le village d'Atenco pour libérer 11 agents séquestrés par des villageois après des heurts violents, consécutifs à une tentative des policiers de déloger par la force des vendeurs ambulants qui avait dégénéré en bataille rangée, faisant deux morts.

"Ce qui s'est passé à Atenco, d'une certaine façon est un terrorisme d'Etat. (Les autorités) disent: Que personne ne dise rien quand nous viendrons prendre les terres, parce que, attention, il va vous arriver la même chose que ce qui s'est passé à Atenco", avait déclaré mardi le chanteur de 47 ans lors d'une conférence de presse.

Lors de l'intervention, plus de 200 personnes avaient été arrêtées et des brutalités policières, ainsi que des agressions sexuelles, avaient été dénoncées. (afp/cb)

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