Au lendemain de la mort soudaine de Filip Nikolic, certains de ses proches s'interrogent: et si le beau gosse de 35 ans avait fait exprès de prendre trop de médicaments? Omar Harfouch, l'un de ses meilleurs amis, en tout cas, se pose la question.
"On partait en vacances ensemble. (...) Je le voyais de temps en temps. Il faut savoir que Filip était un garçon qui disparaissait et réapparaissait. Quand il disparaissait, on n'avait plus de nouvelles, on ne savait pas où il était. Et parfois, il appelait, il voulait voir tout le monde. Il était les deux: parfois, il adorait la vie et parfois, il s'isolait, il s'enfermait."
"Il prenait des médicaments pour dormir"
Omar se souvient aussi d'un récent coup de téléphone, lors duquel Filip s'excusait pour une vieille querelle. "Comme s'il voulait remettre les compteurs à zéro. Il voulait être sûr que je ne lui en veuille pas."
"Il prenait souvent des médicaments le soir pour dormir. Sincèrement, c'est dur de savoir si la surdose de médicaments était accidentelle ou pas. Je n'ai pas été surpris par l'annonce de sa mort. Il a peut-être
voulu en finir avec une vie qu'il n'aimait plus. Mais en même temps, il aimait sa fille, et il était toujours amoureux de son ex. (...) Il avait une vie professionnelle qu'il ne méritait pas. Il était doué."
"Quand il buvait, il était ingérable"
Omar continue: "Il était dépressif. Quand il n'allait pas bien, on devait tous le supporter. Quand il buvait ou prenait des médicaments, il n'était plus le Filip qu'on connaissait, il était ingérable." Aujourd'hui, Omar s'en veut: "On est tous coupable de ce qu'il lui est arrivé."
"Pour moi, c'est un accident"
Jean-Luc Azoulau, co-fondateur de la société AB Productions, avait travaillé avec Filip sur le sitcom Pour être libre, en 1997, sur TF1. Emu, il se souvient: "S'il était toujours prêt à rire, il avait aussi ses passages à vide, d'autant qu'il était d'un naturel très nerveux, très anxieux. De fait, il adorait prendre des médicaments qui le soulageaient. Quand il traversait ces crises de déprime, il était fatigué
nerveusement. Ce qui a été le cas quand il s'est séparé de sa compagne avec laquelle il avait eu une petite fille. Mais je ne peux pas croire que, s'il a pris trop de somnifères, c'était volontaire. Pour moi, c'était un accident."
Julie Arnold, qui travaillait actuellement avec Filip sur la pièce Drôles de parents, lui avait parlé encore la veille de son décès. "Un artiste ne va pas forcément bien. Il y a des moments de fragilité et de faiblesse. Au milieu des beaux sourires, il y a des nuages". Mais selon elle, "Filip n'a pas décidé de s'endormir à jamais, c'était sûrement un mauvais mélange".
"Il pétait le feu"
Pour son avocat, François Gibault, qui a annoncé sa mort hier matin, il ne peut pas s'agir d'un suicide. Même s'il admet: "Il prenait régulièrement des médicaments, dont du Lexomil et autres tranquilisants. Et il n'en prenait pas de manière raisonnable. Plutôt de manière excessive. Il ne respectait pas les doses prescrites par les médecins. (...) Filip était constamment sous pression, toujours stressé. C'est un hypersensible. Comme tout artiste, il avait des hauts et des bas. Mais, très honnêtement, ces derniers temps, il allait très très bien. Je dirais même qu'il pétait le feu." L'avocat a appelé Adel et Franck, ses camarades des 2Be3, très éprouvés: "Ils ne pouvaient même pas parler. Ils ne faisaient que pleurer."
Alors que certains imaginaient que le chanteur pouvait être enterré en Serbie, son pays d'origine, son avocat a affirmé officiellement que ses funérailles se dérouleront la semaine prochaine à Longjumeau, la ville où il a grandi avec Adel et Franck.
Dé.L.


