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La Gaule de Poelvoorde au cinéma

Le très attendu "Astérix aux Jeux Olympiques" débarque dans les salles ce mercredi.
On y retrouve un Poelvoorde sans doute cabotin mais impérial, comme à son habitude.
Clovic Cornillac, qui reprend le rôle d'Astérix délaissé par Clavier, et Gérard Depardieu (Obélix) sont éclipsés par la relation père/fils de Delon (César) et Poelvoorde (Brutus).
Seul Delon avait l'ego adéquat pour succéder à Chabat sous la cape de César.
C'est donc ce mercredi que sort dans nos salles Astérix aux Jeux Olympiques, troisième adaptation cinéma tirée de la célèbre bande dessinée imaginée en 1959 par René Goscinny et Albert Uderzo. Avec une promo' proportionnelle au budget record du film (plus de 78 millions d'euros, soit 4 fois plus qu'Astérix Mission Cléopâtre), peu d'éléments restent encore inconnus du grand public. Que cela soit la gestion des égos de chacun, de l'ennui du lieu de tournage (à Alicante en Espagne), où des hésitations du duo de réalisateurs Thomas Langmann-Frédéric Forestier, tout a été dit ou presque. Alors que peut-on attendre de cette nouvelle version?

Astérix aux Jeux Olympiques est une quasi-fidèle réécriture de la bande dessinée originale. Astérix et Obélix doivent remporter les Jeux Olympiques pour permettre au jeune Gaulois Alafolix (Stéphane Rousseau) d'épouser la Princesse Irina (campée par la sculpturale Vanessa Hessler) et lutter contre le terrible Brutus, prêt à tous les stratagèmes pour lui aussi gagner les Jeux Olympiques et se débarrasser de son père : Jules César. Si le premier Astérix et Obélix contre César était un melting-pot de différentes aventures des guerriers gaulois, le deuxième opus Astérix: Mission Cléopâtre se distinguait par un humour franchouillard sorti tout droit du désormais labellisé "esprit Canal+", cher à Alain Chabat ou Jamel Debouzze. Une formule qui avait plu au public français, mais qui avait eu du mal à conquérir un public non-francophone. Et qui avait également fait de l'ombre aux deux héros gaulois. Cette discrétion des personnages centraux se répète dans ce troisième numéro.

Il appert que Gérard Depardieu (Obélix) et Clovic Cornillac, qui reprend le rôle "chiant" (dixit Poelvoorde) d'Astérix délaissé par Christian Clavier, vexé d'avoir vu le projet de son ami Gérard Jugnot refusé par la famille Uderzo, sont éclipsés par la relation père/fils de Delon (César) et Poelvoorde (Brutus), véritables personnages centraux de l'intrigue. Pour le reste, on annonce des effets spéciaux à gogo, un passage express (et inutile pour la plupart) de quelques sportifs - Michaël Schumacher (Schumix), Zinédine Zidane (Numerodix), Tony Parker (Pakertonix) ou Amélie Mauresmo (Amélix).

Voilà donc planté le décor du film le plus attendu de l'année. Une attente qui pourrait se révéler être à double tranchant en cas d'échec. Retrouvez la critique du film dès demain sur 7sur7.be.

Loïc Struys


Visionnez la bande annonce ci-dessous.

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