Un Micmac trop étudié pour être touchant

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Par: rédaction
28/10/09 - 10h13

On ne peut pas dire que Bazil a été épargné par la vie. Son père a été tué par une mine antipersonnelle quand il était gamin et plus vieux, il se prend, par le plus grand des hasards, une balle en plein front, qui restera logée dans son cerveau. Suite à sa longue hospitalisation, il perd son job et son logement. Il sera recueilli par une bande de chiffoniers complètement timbrés et avec eux, organisera sa vengeance contre les marchands d'armes qu'il tient pour responsable de son malheur.

On aurait voulu être aussi réjoui en sortant de la salle de ciné qu'on ne l'avait été à l'époque après avoir découvert Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, mais ça n'a pas été le cas. Dans ce Micmacs à tire-larigot, Jean-Pierre Jeunet fait du Jean-Pierre Jeunet, au risque de se répéter.

Bien sûr il y a de la douce folie qui prête à sourire, de la grâce et de la tendresse qui se dégage de ce film mais si l'ensemble se laisse regarder avec émerveillement, tant la couleur des images est belle, les plans de caméra inventifs et la musique bien choisie, tout est trop étudié pour être bouleversant. On n'arrive pas être touché totalement par les malheurs de Bazil, auquel Dany Boon offre ses traits avec implication. Dommage. On aurait aimé voir un nouveau chef d'oeuvre, on aura juste vu un bon film.

Dé.L.

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