Mel Gibson "ne s'ennuie plus": dans le thriller "Hors de contrôle", l'acteur et réalisateur américain, absent des écrans depuis huit ans, interprète un policier décidé à venger l'assassinat de sa fille. "Fatigué et lassé de faire toujours la même chose", Mel Gibson, 56 ans, n'avait plus tourné depuis "Signes" de M. Night Shyamalan, préférant se consacrer à la réalisation avec "La passion du Christ" (2004) et "Apocalypto" (2006), deux films qui avaient suscité la polémique à leur sortie.
"J'ai décidé de me retirer un temps car le métier d'acteur ne m'excitait plus. En m'ennuyant moi-même, j'ennuierai le spectateur. Après plusieurs années d'absence, je me suis dit: maintenant, j'ai quelque chose à offrir", explique le héros "Mad Max", du "Bounty" et des quatre opus à succès de "L'Arme fatale".
Dans "Hors de contrôle" sorti en salle mercredi et réalisé par Martin Campbell (Casino Royale), Thomas Craven (Mel Gibson) est un inspecteur vétéran du département de police de Boston. Lorsque sa fille unique Emma (Bojana Novakovic) est assassinée sur le perron de sa propre maison, police et médias s'accordent à dire que lui seul était visé. Accablé de chagrin, il se jette tête baissée à la recherche des meurtriers à la frontière des milieux des affaires, de la politique et de l'activisme.
"Le film explore un ressort universel dans la tragédie: la vengeance. Qui n'a pas eu un jour l'envie de se venger sans passer à l'acte?", souligne le réalisateur de Braveheart (1995), citant Dumas ou Shakespeare. Le scénario du long-métrage est adapté d'"Edge of Darkness", une mini-série britannique de 1985, produite par la BBC et déjà réalisée par Martin Campbell.
Les scénaristes William Monahan ("Les infiltrés", "Mensonges d'Etat") et Andrew Bovell ont élagué six heures d'intrigue riche et complexe - en pleine guerre froide - pour signer un scénario maîtrisé mais sans grande surprise. A l'instar de "Jeux de Pouvoir", réalisé par Kevin McDonald et également adapté d'une série de la BBC, "Hors de contrôle" souffre d'un traitement très hollywoodien de l'intrigue, se contentant d'effleurer les thématiques du terrorisme et du nucléaire. (afp)


