"Rien à déclarer aura le même succès que les Ch'tis"

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Par: rédaction
11/12/10 - 11h18
© afp.
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Après le succès phénoménal de "Bienvenue chez les Ch'tis" et ses vingt millions d'entrées, Dany Boon a présenté vendredi soir en avant-première au Métropolis de Charleville-Mézières son nouveau film devant un public tout acquis à son humour.

Des inévitables "eh biloute" ont accueilli le réalisateur Dany Boon quand il est entré en compagnie de Benoît Poelvoorde et d'une partie de la production dans la salle ardennaise, déjà hilare. "J'ai hâte d'entendre les premiers rires", confiait avant son entrée celui qui ne veut pas en ce moment "penser aux records battus" par son dernier film. "Je n'ai pas fait les Ch'tis pour faire vingt millions d'entrées, ce record ne tombera pas avant longtemps et de toute façon je ne veux pas y penser" déclarait-il, visiblement serein et souriant.

Décontraction
Pas d'emphase, une grande décontraction, quelques anecdotes de tournage, l'équipe a salué en un petit quart d'heure les quelques 500 personnes impatientes de découvrir les aventures des douaniers de "Rien à déclarer".

L'histoire campée par Dany Boon (Mathias Ducatel) en fonctionnaire fleur bleue à moustache et son homologue belge Benoît Poelvoorde (Ruben Vandervoorde) aussi raciste anti-français qu'hystérique de la gâchette, raconte la vie d'un poste frontalier au moment du passage au marché unique européen. Alors que le douanier belge, obsédé par "l'invasion des camemberts" dans la "terre sacrée du royaume de Belgique" ne supporte pas la fin du poste de douane, il est obligé de faire équipe avec son ennemi de toujours, son placide homologue français, au sein de la première brigade volante franco-belge.

Tous deux, au volant d'une 4L poussive au début mais rapidement customisée façon "taxi", vont parcourir les routes secondaires de la Thiérache à la poursuite d'improbables trafiquants de drogue.

Utilisant les ressorts de la comédie de boulevard, l'intrigue est compliquée par les amours secrètes entre le douanier français et la soeur de son co-équipier belge. Tout au long du film, rythmé par des gags quelquefois télégraphiés, le public n'a pas boudé son plaisir, riant de bon coeur quand Dany Boon imite l'accent belge ou quand son acolyte dégaine à tout-va son racisme exacerbé autant que son pistolet automatique.

Happy end
Comme pour toute comédie, une happy end attendue, plébiscitant la réconciliation des peuples et l'amour transfrontalier viendra conclure la séance. "C'est le même humour que les Ch'tis, on rit pendant tout le film", s'est réjouie à la fin du film Audrey Mangin qui avoue avoir vu cinq fois le précédent film de Dany Boon. "Magnifique et très drôle, on retrouve l'humour du nord qui nous fait tant rire", a souligne Eric Selves, un Belge de 47 ans venu spécialement d'une ville frontalière avec son épouse et ses quatre enfants.

Quant à Sébastien Lebon encore hilare alors que les lumières de la salle se rallument, il prédit que "Rien à déclarer aura le même succès que les Ch'tis, tellement c'est drôle". Les salles de Picardie, du Nord-Pas-de-Calais et de la Belgique auront la primeur d'accueillir "Rien à déclarer" le 26 janvier 2011, avant la sortie nationale prévue le 2 février. (afp)

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