Un grand concours vous permettra de rencontrer Benoît Poelvoorde et Dany Boon, de remporter des entrées pour le film ainsi que des affichées dédicacées. Rendez-vous lundi prochain sur 7sur7.be.
Après l'énorme succès de Bienvenue chez les Ch'tis, on peut aisément imaginer la pression qui pesait sur les épaules de Dany Boon quand fut venu le temps de se remettre au travail. On pourrait également penser que le réalisateur a changé sa façon de faire. Pourtant, à part le budget nettement plus important pour Rien à déclarer que pour les Ch'tis, Dany Boon est resté fidèle à lui-même.
Son casting quatre étoiles n'a cessé de louer sa gentillesse et son humilité durant la promo belge du film. Et nous avons pu constater que Dany Boon était bien le mec génial et attentif décrit par ses acteurs : plutôt que de tirer la couverture à lui en conférence de presse, il insiste gentiment pour que les journalistes posent des questions à ses camarades, certes moins célèbres, mais d'une importance capitale pour le film à ses yeux.
Le succès est loin de lui être monté à la tête. Son secret pour continuer à travailler sereinement et à livrer un film au moins aussi drôle que le premier? "J'oublie que les Chtis ont fait autant d'entrées. Je préfère oublier, c'est plus simple".
Bienvenue chez les Ch'tis a changé l'image du nord de la France. Vous pensez que Rien à déclarer va changer celle de la Belgique?
Je ne sais pas. En fait, il y a une pression incroyable. Comme les Chtis ont été un phénomène incroyable, beaucoup de gens sont en attente. Si ça fait du tourisme à Chimay et à Macquenoise, si les gens viennent en Belgique en vacances, je suis ravi. Mais je ne me pose pas la question.
Rien à déclarer est un film qui a été écrit pour Benoît Poelvoorde. Pourquoi lui ?
Oui, c'était lui. Et puis aussi, c'était évident que le personnage raciste soit Belge et pas Français. Benoît a aussi cette profondeur, ce côté poétique très touchant. Il n'y a que lui qui peut jouer un gros con pareil. On a de l'empathie pour lui, on s'attache au personnage. Il a un côté très poétique parce qu'il est Belge. La scène où il est avec son fils, lors de laquelle il déplace le panneau qui délimite la frontière dans la campagne, ça ne pouvait être que Benoît pour la jouer... et un personnage belge.
Inévitablement, les spectateurs comparent Rien à déclarer avec les Ch'tis...
Oui. La chose qui m'a rendu très content avec les Ch'tis, c'est que je racontais une histoire très personnelle et que ça faisait rire beaucoup de gens. Dans ce sens-là, j'ai été assez libre d'écrire les gags. La différence avec les Ch'tis, ici, c'est qu'il y a plus de personnages. Les personnages secondaires sont tout aussi importants que les principaux. La difficulté était de réussir tout ces couples, pour qu'on ne s'ennuie pas une fois qu'on quitte les personnages principaux.
Dans le duo que forme votre personnage avec celui de Benoît Poelvoorde, vous êtes le clown blanc tandis que lui est l'Auguste.
Oui. Ca s'est trouvé comme ça, à l'écriture. Tous les personnages ne peuvent pas être dans l'excès, sinon ça devient hystérique. Je ne réfléchis pas à savoir quelle scène je vais jouer, ni comment. Je travaille les personnages avant tout. C'est d'ailleurs la première fois que j'écris en pensant à un acteur. Je n'aime pas faire ça d'habitude parce qu'on se limite à ce qu'on connaît des acteurs. Mais le personnage principal, il était évident qu'il était pour Benoît.
Quand on rit des aventures du duo que vous formez avec Benoît à l'écran, on ne peut s'empêcher de penser à De Funès et Bourvil...
Je ne revendique pas la filiation mais je suis très heureux que les gens la fassent. D'abord, il y a plusieurs personnages et puis l'antagonisme entre les personnages est proche de Bourvil et De Funès. C'est une influence inconsciente.
Comment se sont déroulées les drôlissimes courses poursuites du film?
Ah ! Je m'excuse auprès des gens de Dinant parce que nous avons bloqué la voie express pendant une semaine et à un moment donné, il n'en pouvait plus. Ca s'est bien passé, ça a pris une semaine. J'ai exécuté la plupart des cascades, parce que j'adore ça, piloter. Ma grande joie, c'est que Benoît était mort de trouille : plus je roulais vite, plus il avait peur. (Silence) Donc j'accélérais. (Eclat de rire général).
Derrière l'histoire du racisme et de la douane qui disparaît, il y a une histoire d'amour, celle de votre personnage et de la sœur de Ruben. Il y avait aussi une histoire d'amour dans les Ch'tis. Vous avez l'envie de faire une vraie comédie romantique un jour ?
J'ai la chance d'avoir le don de savoir faire rire à l'écriture ou en jouant. C'est un don pour lequel j'ai beaucoup de respect. Je m'en étonne tous les jours. Je ne sais pas... L'histoire d'amour dans le film est importante parce que je me suis inspiré de l'histoire de mes parents. Mon père venait de Kabylie, ma mère du Nord de la France, ça a créé un peu des problèmes dans ma famille maternelle. Ca raconte un peu l'histoire de mes parents.
Déborah Laurent
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