Depuis 2006, les Gérard du cinéma récompensent le pire du pire du cinéma français. Véritable parodie des récompenses du cinéma (et de la télé, avec les Gérard de la télé), les Gérard recourent à l'humour acerbes pour couronner d'un parpaing d'or les navets et les "plus mauvais" comédiens de l'année écoulée.
Aux catégories "traditionnelles" (le Désespoir féminin/masculin, le plus mauvais film de l'année), viennent se greffer d'autres drôlement tarabiscotées comme le Gérard du réalisateur, quand tu vois ses films, ben t'as du mal à réaliser. Parce qu'en fait, lui aussi ou encore le Gérard du petit couple qui se la joue Alain Delon et Romy Schneider dans Paris Match, mais qui fait plutôt penser à une pub de la Saint-Valentin pour des Mon Chéri.
Et l'on retrouve cette année Dany Boon et Benoît Poelvoorde. A l'affiche de "Rien à déclarer" (pour ceux qui l'ignoraient encore), les deux comédiens ne sont toutefois pas en compétition. Le comédien-réalisateur-humoriste français est nommé dans la catégorie du Gérard du film où on t'explique que le racisme, c'est pas bien avec "l'Italien" (avec Kad Merad), "la Rafle" (avec Mélanie Laurent), "Hors la loi" (avec Jamel Debbouze) et "Elle s'appelait Sarah" (avec Kristin Scott Thomas).
Le comédien belge lui se retrouve dans la catégorie, un peu plus acidulée, de l'acteur qui avant nous faisait bien rire et qui maintenant nous fait bien chier. Gad Elmaleh, Bernard Campan, Edouard Baer et Albert Dupontel sont les autres nommés. A noter que l'on connaît déjà un vainqueur. Il s'agit d'Arielle Dombasle, unique nommée dans la catégorie du Gérard de l'actrice qui bénéficie le mieux des réseaux de son mari, ou plutôt de son futur ex-mari, enfin bon on sait plus trop bien où ils en sont, toujours est-il qu'elle continue à tourner. Pour connaître les autres vainqueurs, rendez-vous le 21 février prochain.
Quant à nous, nous nous permettons d'attribuer le Gérard de la catégorie des Gérard qui se veut drôle mais qui est de mauvais goût aux catégories gros et petits culs du cinéma. Franchement, on n'a beau retourner dans tous les sens, on a du mal à comprendre. Cela dit, l'humour n'a pas de limite. Si on le dit. (LS)


