Après Persepolis, un Poulet aux prunes plutôt goûtu

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Par: rédaction
16/11/11 - 10h54

Quatre ans après Persepolis, Marjane Satrapi revient au cinéma avec l'adaptation d'une autre de ses BD: Poulet aux prunes. Tourné en images réelles, l'histoire nous ramène en 1958, dans les rues de Téhéran. C'est là que vit Nasser Ali (joué par le charismatique Mathieu Amalric), un musicien passionné terriblement déprimé par la perte de son violon préféré.

Sa femme, au cours d'une énième dispute, l'a brisé. Nasser Ali décide alors de mourir. Il attendra la mort pendant huit jours. Huit jours au cours desquels il va se souvenir des moments marquants de sa vie et se rappeler, notamment, d'une femme qu'il a follement aimé mais qu'il n'a pu épouser à cause de la pression familiale.

Poulet aux prunes est une fable joliment naïve et poétique. Il y a de la douceur et de la nostalgie dans ce film inventif mais parfois un peu longuet. Marjane Satrapi y ajoute une pincée d'humour (avec l'apparition d'Azraël, l'ange de la mort, qui prend les traits d'Edouard Baer et celles de Jamel Debouzze) et quelques images dessinées au milieu des plans réels.

La recette de ce Poulet aux prunes n'est pas parfaite mais le fumet donne envie de se rendre en cuisine et ce qui se trouve dans l'assiette est plutôt goûtu. On vous recommande donc d'y piquer à pleine fourchette.

Dé.L.

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