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Robin Williams n'a pas l'habitude du laconisme. Encore moins en conférence de presse. Et la rencontre avec l'acteur à Los Angeles lors de la promotion de "Happy Feet 2" n'a pas dérogé à la règle. À lui seul, Williams ferait presque oublier la présence à ses côtés d'Elijah Wood, Hank Azaria et le réalisateur George Miller. S'il apprécie faire rire, Williams prévient qu'il ne sait par faire le clown sur commande. Interview.
George, comment vous est venue l'envie de travailler sur la suite de Happy Feet?
George Miller: "L'histoire s'est d'abord construite mentalement, donnant corps à celle que pourrait avoir vécu les personnages entre les deux épisodes. À force, vous développez une sensation curieuse: ils deviennent des "amis imaginaires" si je puis dire. Lorsque vous vous lancez dans un tel projet, vous passez par différents états émotionnels et vous vous demandez où tout cela a-t-il pu bien commencer. Mais vous poursuivez, convaincus qu'avec le recul, ce projet sera valable.
Elijah, quelle est l'impression de se glisser à nouveau dans la peau de Mumble (dans la version française, c'est Anthony Kavanagh qui prête sa voix au personnage principal)?
Elijah Wood: "J'ai aimé l'expérience vécue lors du premier volet de Happy Feet. J'ai apprécié collaborer avec George, Robin et Hank. Et puis, je savais que George ne voulait pas faire une suite à proprement parlé. La raison d'être de ce second volet repose sur une nouvelle histoire dans un univers que je connais et duquel je suis devenu accro".
Robin Williams: "C'est un réel plaisir de travailler avec George. Quand vous travaillez sur un film d'animation, vous êtes habituellement seul en studio. Il en a été différemment pour ce film: on s'est retrouvé à participer ensemble aux enregistrements, avec Hank (Azaria, ndlr) et Sofia (Vergara, ndlr). Réunir ces gens, cette équipe confère à l'expérience un moment inoubliable. Et je suis par ailleurs convaincu que George ne se serait jamais lancé dans une suite s'il n'était pas convaincu qu'elle pouvait dépasser le premier.
Hank Azaria: "À titre personnel, je suis content pour une fois de ne pas avoir fait une apparition sans but lucratif (référence à sa participation dans les «Simpson», ndlr) (Rire). Je ne mesurais pas l'intensité d'un tel projet et je ne mens pas quand j'affirme avoir vécu l'une de mes meilleures expériences professionnelles jusqu'ici".
Pourquoi être avoir choisi l'Australie plutôt que Los Angeles pour enregistrer les voix?
George Miller (qui est Australien, ndlr): "On en revient à cette idée de travail en équipe. On crée des liens et je voulais avoir une interaction entre les acteurs. Il est plus agréable de travailler en groupe; les performances s'en ressentent. Nous avons en outre eu la chance que chacun ait pu accorder son agenda. Mais le choix de l'Australie était définitivement basé sur la volonté de se réunir tous ensemble".
Elijah Wood: "Nous avons également procédé de la sorte pour le premier volet. Si vous tournez à Los Angeles, c'est différent. On rentre chez soi après la journée de travail, on a toujours quelque chose à faire en dehors des heures de boulot. Il y est nettement plus difficile de créer un esprit de groupe".
George Miller: "Quand on se retrouve tous en studio, il y a une réelle osmose. Avoir tout le monde à ses côtés vous plonge plus facilement dans l'histoire. Et puis, assister aux rugissements de Robin quand il interprète Lovelace vaut le détour. On a même ressenti le sol vibrer.
Quels films d'animation ont bercé votre enfance?
Hank Azaria: "J'étais complètement fous des personnages Warner Bros. Bugs Bunny, Daffy Duck, Charlie le coq. C'est à peu près la seule chose dont je me souviens de mon enfance".
Robin Williams: "Je me suis également abreuvé de ces cartoons, enfant. Grosminet reste mon personnage préféré, l'échos de sa voix est encore présent dans ma tête.
Elijah Wood: "Bisby et le Secret de Nimh" fait partie de mes souvenirs. Un conte sombre mais qui reste un de mes favoris. J'ai un souvenir marquant de "Peter et Eliott le Dragon" qui est l'un des premiers films qui mélange animation et film traditionnel.
George Miller: "Selon moi, "Pinocchio" fait partie des plus belles réussites. Non seulement le film, mais aussi la musique, les personnages, ces enfants qui se transforment en ânes parce qu'ils passent leur temps à fumer et jouer au billard. C'est brillant".
Robin, Happy Feet 2 sort à la fois en 2D et 3D. Quel est votre avis sur tout l'enthousiasme qui entoure les sorties 3D?
"Tout ce que je ne veux pas voir apparaître en 3D, ce sont les films pornographiques. Ce serait un peu trop exagéré. Plus sérieusement, j'ai été émerveillé par "Avatar". Tout ce monde dans une seule petite boite. Tout était tellement détaillé ce qui d'ailleurs, rend le coût excessif d'une réalisation en 3D.
Robin, vous aimez répondre aux questions avec beaucoup d'humour et on vous dit farceur. Vous arrive-t-il parfois de ne pas être drôle?
Oui. C'est étrange parce que beaucoup de gens attendent que je sorte une blague, alors que parfois je n'en ai pas envie. Par exemple, j'ai rencontré, dans un aéroport, une dame à qui je n'avais jamais parlé. Elle s'est approchée de moi et m'a demandé littéralement de faire le clown. C'est comme si je m'adressais à Barychnikov et que je lui disais : "Vas-y, danse, fucker".
Happy Feet 2 sdans nos salles le 30 novembre. Disponible en 2D et en 3D.
Kristien Gijbels Morato, correspondante à Hollywood.
Tout l'équipe du film s'est retrouvée à la première mondiale à Hollywood.
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George Miller, le réalisateur.
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Hank Azaria.
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Elijah Wood.
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