De tous les films chorals du genre "comédie romantique qui plaît aux filles" sortis depuis, aucun n'a jamais détrôné l'excellent Love Actually. Et ce n'est pas Happy New Year qui va changer la donne. Le film a pourtant des arguments massue pour attirer le spectateur.
Que des stars!
D'abord, il y a le casting ultra bling bling: que des stars à l'écran, même pour les plus petits rôles. Des acteurs qui plaisent aux adultes (Michelle Pfeiffer, Robert De Niro), aux hommes (Halle Berry, Jessica Biel), aux jeunes (Zac Efron, Abigail Breslin), aux femmes qui aiment imaginer que leur vie sentimentale vaut bien un épisode de Sex and the City (Sarah Jessica Parker)...
Ensuite, on plonge avec quelques jours d'avance dans la magie du 31 décembre. Cette fameuse soirée symbolique, synonyme de renouveau, lors de laquelle on a l'impression qu'on peut laisser le passé derrière soi, que l'avenir nous tend les bras. Une nuit qui parle à tout le monde, même aux plus pessimistes qui refusent de sortir les cotillons et de rejoindre les flonflons de la fête: personne n'y échappe, qu'on soit heureux ou non de la voir venir, cette soirée, comme les 364 autres, il faut bien y passer.
Enfin, l'histoire se déroule dans l'une des villes les plus clinquantes, les plus majestueuses du monde: New York. Normal, le 31 décembre, comme à New York en permanence, on a l'impression que tout est possible, qu'il suffit d'un rien pour changer notre destin. Le décor est planté.
Un après Pretty Woman peu inspiré
Sachant que Garry Marshall est à la réalisation et que c'est à lui qu'on doit Pretty Woman, entré dans les annales du genre, on s'attend à ce que ça parle d'amour. Bingo!
Dans Happy New Year, il y a cet homme atteint d'un cancer, sur le point de mourir, dans les draps immaculés d'un hôpital à deux pas de Times Square (De Niro), cette femme qui n'a jamais réalisé le moindre de ses rêves et qui décide de changer cela le 31 décembre (Michelle Pfeiffer), la responsable débordée de la descente de la célèbre boule de Times Square (Hilary Swank), le rebelle qui hait ce jour si particulier (Ashton Kutcher), la femme sur le point d'accoucher de son premier bébé (Jessica Biel) et on en passe... Tous vont s'aimer, espérer, faire des erreurs, se croiser, se rater, manquer et mieux se retrouver...
Avec Valentine's Day, qui reposait sur le même principe (casting waouh, scénario bof), Garry Marshall avait déjà prouvé avec plus ou moins de succès (mais surtout moins, en fait) qu'il aimait les jours thématiques dans l'année. Il s'en donne donc à coeur joie dans la redite.
Allo, mon cerveau?
Happy New Year se laisse engloutir comme on passe au buffet Pizza Hut: sans réfléchir, sans chipoter et sans réel plaisir. Voire même avec une touche de regret sur la fin tellement c'est lourd sur l'estomac. Ca manque d'énergie, de surprises, d'intrigues. Ca ne provoque pas de réels questionnements sur l'année à venir. Ca ne provoque rien dans le cerveau en fait.
Un bel album photo pour les touristes
C'est juste joli à voir: les acteurs sont beaux, ça brille, ça clignote. On ne vous dira pas pour autant qu'on a détesté et ce, pour une raison très personnelle: parce qu'on a eu la chance un jour d'arpenter les rues de Manhattan en plein mois de décembre, dans un froid à vous réveiller un mort mais dans une magie indescriptible. Happy New Year se regarde alors comme un joli album photo.
Dé.L.


