Jude Law et Robert Downey Jr.: "Nous dormons dans le même lit"

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Par: rédaction
28/12/11 - 10h00

Sherlock Holmes: Jeu d'ombres, le deuxième volet des aventures du détective signé Guy Ritchie, sort aujourd'hui au cinéma.

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Un peu plus tôt ce mois-ci, la fine équipe de Sherlock Holmes: A game of shadows (en français, Sherlock Holmes: Jeu d'ombres) s'était donnée rendez-vous sous les voûtes prestigieuses du One Mayfair de Londres, à quelques pas de l'artère commerçante grouillante d'Oxford Street.

Guy Richtie, le réalisateur, était suivi de Robert Downey Jr., héros du film, Jude Law, barbu et coiffé d'un chapeau ce jour-là et interprète de Watson à l'écran, fidèle compère du détective et de Noomi Rapace, la présence féminine de ce deuxième volet. 7sur7 était présent pour recueillir leurs confidences.

Robert et Jude, vous avez pris un plaisir évident à développer la "bromance" entre Holmes et Watson...
Robert: Jude n'aime pas qu'on appelle notre relation "bromance" (contraction de "bro" pour pote et "romance").
Jude: Je pense que c'est plus que ça!
Robert: Les gens parlent de chimie entre eux et de ce qu'elle signifie vraiment. Nous avons juste déjeuné ensemble et essayé de la comprendre. Nous travaillons vraiment dur et nous avons du respect l'un pour l'autre. Nous avons vu des séquelles qui craignaient et nous avons essayé d'éviter ces écueils.
Jude: Je pense que 20 à 30% d'un film est toujours lié au fait d'apprendre à connaître l'autre et apprendre comment l'autre travaille. Nous n'avons jamais pensé à l'époque qu'il y aurait un second épisode mais on a mis beaucoup d'énergie dans ce deuxième film, beaucoup d'enthousiasme pour étoffer les relations qui fonctionnent.

Il a fallu beaucoup travailler sur les personnages?

Robert: A la minute où nous nous sommes rencontrés, quand Guy Ritchie nous a réunis, en espérant que nous allions bien nous entendre. Nous avons ouvert un livre et nous avons eu nos premiers frissons... Hé!, Watson n'a jamais été un vieux crétin grassouillet qui met son pied dans une corbeille à papier. Il était dynamique. Il était dans l'armée. Holmes n'a jamais porté une chapka. Nous avons eu la chance de ne pas réécrire l'histoire de Holmes mais d'extrapoler à partir de l'histoire réelle inexploitée.
Jude: Vous pouvez en fait comparer Holmes et Watson aux grands personnages de Shakespeare. Ils ont été joués par des centaines d'acteurs au fil des ans et tous ont apporté une interprétation différente. Le matériel de base peut prendre différentes formes d'interprétation. Voici la nôtre.

Noomi, vous avez dû recevoir de nombreux scénarios après la trilogie de The Girl with the Dragon Tattoo. Pourquoi avez-vous choisi ce film comme premier film en langue anglaise?
Noomi: J'ai rencontré Robert et son épouse, Susan, à Los Angeles. Nous n'avons pas parlé de Sherlock Holmes. C'était une rencontre très simple, très agréable et j'ai pensé: mon Dieu, j'ai vraiment envie de travailler avec ces gens. C'était très personnel. Puis j'ai rencontré Guy à Londres. Nous avons parlé de cinéma, de nos rêves, de comment nous voulons travailler... J'ai été invitée à travailler des gens que j'ai admirés pendant des années. Mais c'était difficile de tourner en anglais parce que je parle anglais depuis deux, trois ans seulement. J'avais peur de ne pas être capable d'improviser. Mais ces garçons ont pris soin de moi. J'ai oublié ma nervosité. C'était comme si j'étais devenue l'un de ces garçons. J'ai oublié que ce n'était pas ma langue d'origine.

Guy, comment était-ce de devoir diriger une scène de nu avec Stephen Fry?
Guy: Je pensais que ça serait un problème mais il n'y a eu aucune résistance. C'était aussi facile que de faire porter une robe à Robert. Robert et moi avons un ami commun, ce fameux mec qui sort de Coldplay, Chris Martin et c'est un fan de Sherlock Holmes. C'était son idée de caster Stephen Fry.
Robert: Toutes les bonnes idées de ce film viennent de Chris Martin!

Pourquoi n'avez-vous pas tourné en 3D?
Guy:
Je suis un fan des films en 3D, je suis un geek, j'adore l'aspect technique du tournage. En fait, j'essayais de pousser la 3D mais ça résistait: trop de films sortaient en 3D. Je me sentais presque déjà fatigué à ce moment-là. A l'époque, ça ne donnait pas l'impression d'être novateur.
Robert: Quand on tourne en 3D, vous n'avez pas une telle rapidité de mouvement. A l'heure actuelle, j'ai l'impression que la 3D est un peu inefficace. Je suis sûr que la technologie est en train de rattraper les besoins des cinéastes.

Après le premier volet des épisodes de Sherlock Holmes, il y avait un questionnement au sujet du sous-texte homoérotique. Cette fois, vous poussez la chose encore plus loin avec les scènes de danse et le travestissement (Robert Downey Jr. porte une robe et est maquillé à un moment du film). Est-ce une manière de dire qu'il ne faut pas prendre cela trop au sérieux?
Robert: Vous voulez dire à l'écran, n'est-ce pas? Ce qui se passe dans nos vies privées est une autre affaire. Jude et moi avons décidé de faire faire des économies à la Warner. Nous partageons la même suite durant l'intégralité de la promo. Nous avons demandé une petite chambre, avec un lit simple. Nous préférons avoir deux éviers pour pouvoir nous laver avant et après nos noces. Quant à porter d'autres vêtements pour plaire à l'autre, c'est quelque chose que nous allons garder pour le prochain épisode - Sherlock Holmes: un jeu de transsexuels!

Dé.L.

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