Keira Knightley se fait fesser et elle aime ça

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Par: rédaction
4/01/12 - 09h35

David Cronenberg et Viggo Mortensen continuent à écrire leur histoire: après A History of Violence en 2005 et Les promesses de l'ombre en 2007, le réalisateur a rappelé l'un de ses acteurs fétiches pour A dangerous method.

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Ce film, qui parle de l'amitié teintée de rivalité entre les célèbres psychanalystes Carl Jung et Sigmund Freud, est tiré de la pièce de théâtre Talking Cure et met également en scène celui qu'on annonce déjà comme l'acteur star de l'année 2012, Michael Fassbender, et l'habitée Keira Knightley. Elle est Sabina Spielrein, une jeune femme souffrant d'hystérie, patiente de Carl Jung (Fassebender) mais soignée selon les théories de Freud (Viggo Mortensen), et bientôt la maîtresse de son psychnalyste.

A dangerous méthod est un film un peu lent et un peu trop bavard (c'est généralement le cas quand c'est tiré d'une pièce), mais porté par des acteurs au talent assez grand pour nous garder bien éveillé et relativement intéressé. C'est surtout la prestation de Keira Knightley qui nous laisse un peu interdit. Son jeu d'hystérique est poussé à l'extrême dans ses premières apparitions. Elle tremble, elle claque de la machoire, elle hurle et se contorsionne, avant de se faire fesser et fouetter avec enthousiasme par son amant. Puisque c'est bien là tout son problème: la douleur l'excite.

Keira Knightley risible ou convaincue?

Certains trouveront sa prestation risible, d'autres passionnément convaincue. Personnellement, on flotte un peu entre deux eaux. Selon les scènes, elle est plus ou moins juste. Son physique un peu trop frêle convient parfaitement aux moments de folie mais nettement moins aux scènes hot. Du coup, on a du mal à avoir une opinion tranchée. C'est habité, certes, mais pas toujours justifié.

On la sent en appel d'une statuette dorée: les nominations des Oscars n'ont pas encore été dévoilées mais c'est une question de jours et le nom de Keira pourrait bien y figurer. C'est le genre de rôle, un peu dérangé, que l'Académie aime récompenser. (Dans le genre "dérangé, justement, signalons aussi une petite apparition d'un Vincent Cassel malsain à souhait.) Et finalement, notre cerveau qui passe du "est-ce qu'elle joue bien?" ou "est-ce qu'elle en fait trop?" nous garde concentré.

A dangerous method ne devrait en tout cas pas, malgré son joli casting populo-intello, rassembler la grande foule. Un peu trop prise de tête, tout ce blabla.

Dé.L.

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