Les coulisses des Magritte: le flop de l'an dernier oublié

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Par: rédaction
5/02/12 - 16h40
© belga.

La deuxième cérémonie des Magritte du cinéma s'est déroulée hier soir au Mont des Arts. 7sur7 était au rendez-vous pour couvrir l'événement belgo-belge.

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On prend les mêmes et on recommence? Pas exactement. Si le microcosme du cinéma belge a tout d'une grand famille que l'on retrouve à chaque fois avec plaisir, la deuxième édition des Magritte a semblé se démarquer de la première. Cette fois-ci, pas de parrain grassement payé comme Jean-Claude Vandamme, ni de Benoît Poelvoorde qui aurait un peu abusé des coupettes de champagne au programme.

Quand les stars du plat pays foulent les marches du Mont des Arts enneigé mais paré de tapis bleu, on admire d'abord leur courage. "Il n'y a que les Belges pour organiser une cérémonie sous la neige en plein hiver", plaisante Charlie Dupont à l'entrée. Le long du tapis bleu, certains n'ont pas hésité à braver le froid pour défendre leur statut d'artiste, en tendant aux célébrités une pomme, un symbole cher à René Magritte. Une revendication politique qui a ensuite été relayée dans la grande salle.

Après la descente des marches, place au photocall et au cocktail de bienvenue. Les journalistes peuvent admirer la coiffure un rien choucroute de Natacha Régnier et le sex-appeal de Matthias Schoenaerts de près. Tout se passe comme prévu jusqu'au début de la cérémonie, retransmise sur BeTV. Helena Noguerra, très à l'aise sur scène, démarre la soirée en chanson et déguisée en lapin. Malgré une petite bourde, elle déclare avoir rempli son contrat à la fin et estime sa prestation plus classe et plus maîtrisée que l'année dernière. "Moins joyeuse", espère-t-elle avant de se rendre à l'after party.

Virginie Efira a également marqué les esprits quand elle a reçu son prix spécial. "C'est tout à fait surréaliste, c'est même incongru! Ça récompense quoi exactement? Rien! Je suis très heureuse d'avoir un prix qui ne récompense rien", s'exclame l'actrice. On précise qu'il s'agit du Magritte élu par le public de Ciné Télé Revue. Elle déclare ensuite qu'elle espère faire honneur à son prédecesseur, Benoît Poelvoorde, très en forme l'an dernier mais grand absent de cette deuxième édition, tout comme Cécile de France.

Si Jaco Van Dormael était le grand gagnant de l'année passée avec "Mr Nobody", hier soir l'académie Delvaux a décidé de récompenser le travail de Bouli Lanners, lauréat de cinq statuettes. "Je ne m'attendais pas à être aussi ému", déclare le réalisateur aux journalistes, avant de se souvenir d'un certain employé du Forem qui s'était plaint de sa "mentalité d'assisté" alors qu'il était au chômage. Belle revanche pour Bouli Lanners, qui estime que ces prix remis en Belgique ont une saveur particulière. "Parce qu'on est entouré de tous ces amis qu'on connaît depuis longtemps".

Jérémie Renier évoque aussi cet esprit de famille qui règne dans le cinéma belge quand on lui demande son coup de coeur parmi les films récompensés. "C'est trop dur de choisir", explique l'acteur. Une grande famille, certes. Mais selon Tuner, le coût total de la cérémonie d'hier soir aurait coûté pas moins de 800.000 euros, dont 100.000 euros apportés par la Fédération Wallonie-Bruxelles. On ne sait pas encore si les audiences télé ont été à la hauteur du budget investi. (CD)

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