L'ouvrage collectif consacré aux frères Dardenne a été réalisé sous la direction de Jacqueline Aubenas. Il retrace évidemment leur carrière et se livre aussi à une analyse de l'oeuvre.
Les réalisateurs Luc et Jean-Pierre Dardenne ont fait briller leur étoile, mercredi, en marge du Festival du Film d'Ostende, où leur film "Le silence de Lorna" était présenté.
Le Centre de Cinéma et de l'Audiovisuel et le Commissariat Général aux relations internationales (CGRI) de la Communauté française ont présenté ce jeudi, à Bruxelles, un livre consacré aux cinéastes belges Jean-Pierre et Luc Dardenne.
Réalisé sous la direction de Jacqueline Aubenas, cet ouvrage collectif, publié aux éditions Luc Pire, retrace chronologiquement la carrière des frères Dardenne et leur filmographie, de leurs premiers pas de cinéastes à leur dernier opus, Le silence de Lorna.
Il se veut également une analyse de leur oeuvre et parcourt les différentes étapes de la fabrication d'un film, de l'écriture à la production, des repérages au montage, de la direction des acteurs au tournage proprement dit.
Il s'agissait, a expliqué Jacqueline Aubenas, de mettre en lumière leur "rapport au cinéma, leur travail personnel, philosophique, métaphysique" et montrer qu'ils "ont réfléchi vraiment leur cinéma", et ce, bien avant de crever l'écran avec La Promesse.
"Nous avions un contrat implicite", a-t-elle ajouté. "Pendant que eux tournaient Lorna, moi je faisais le livre; il n'y a pas eu d'interférence". A l'heure de la présentation de l'ouvrage, les frères Dardenne ne l'avaient d'ailleurs pas encore lu.
En recevant une deuxième Palme d'or pour leur film L'Enfant, après avoir déjà obtenu la récompense suprême une première fois pour Rosetta, les frères Dardenne sont rentrés dans un cercle très fermé où ils côtoient Francis Ford Coppola, Shohei Imamura, Emir Kusturica et Bille August.
Jean-Pierre Dardenne a dit espérer "rencontrer un regard sur notre travail qui nous permettra d'avancer dans notre boulot", un espoir partagé par son frère, Luc. Ce dernier a également rendu hommage à Henry Ingberg, secrétaire général du Ministère de la Communauté française, décédé il y a peu et initiateur de l'ouvrage. "C'est grâce à lui que notre cinéma a pu se développer", a-t-il dit, évoquant les ateliers vidéos, créés par M. Ingberg. "C'était un ami qui a continué à être attentif à notre travail", a-t-il ajouté. (belga)


