John Rambo s'est reconverti en marchand de serpents en Thaïlande. Il va improviser une mission en Birmanie pour libérer des compatriotes. Un scénario signé Stallone.
L'ancien béret vert s'est fait une copine et il entend bien la sauver.
Amputations, éviscération, viol, torture, pluies de balles, ... La totale! Une violence crue qui ne sert aucun message.
Ce cimetière à ciel ouvert fait bien partie des photos promotionnelles du film.
Se tromper de salle au Festival International du Film d'Amour de Mons et tomber sur John Rambo a de quoi choquer. Autant qu'un enchaînement musical Michael Jackson - Mylène Farmer à l'entracte. 236 morts au générique. Ames sensibles, vous avez déjà quitté la salle.
Amputations, pendaison, éviscération, viol, abus d'enfant, torture, explosions, pluies de balles. Mitraillettes, mines, lance-roquettes, lance-flammes, grenade, armes blanches, arc à flèches. Charpie, moignons, brûlures, coupures, sang en cascade, voire gouttes sur la caméra. Voilà la carte postale dépaysante que nous envoie Sylvester Stallone de Birmanie.
On croit cinq minutes à un possible plaidoyer engagé, mais en fait, non. Ce quatrième volet des aventures de Rambo, le premier réalisé par Stallone lui-même, est juste une exposition indigeste de violence crue et gratuite, avec plus de victimes que dans les trois précédents opus réunis (la moyenne déjà évoquée de 2 morts à la minute est bien vraisemblable).
Plus bourru que jamais, Rambo capture désormais des serpents en Thaïlande et les vend à des organisateurs de combats-spectacles. C'est monsieur Stallone qui signe aussi le scénario et donc une telle situation initiale. Après s'être vaguement entiché d'une Américaine sauveuse du monde blonde (du moins autant qu'un ancien béret vert au passé chargé le puisse encore), John accepte de conduire son petit groupe de bienfaiteurs naïfs jusqu'en Birmanie par bateau. Rapidement piégés dans un village ravagé par l'armée, les survivants de la bande sont pris en otages. Entouré de quelques gros bras, Rambo est heureusement prêt à retourner les chercher. Sans trop regarder à un ou deux morts près. L'histoire se résume à ça. Le rythme de l'action (on ne dira pas narration) ne peut par contre pas être critiqué.
Arrivé mercredi dans les salles, John Rambo ravira uniquement les amateurs de second degré, les mercenaires et autres pervers. Le film est évidemment étiqueté Enfants Non Admis. Pour conclure, reste à citer John (pas Lennon): "Entre vivre pour rien et mourir pour quelque chose, à vous de choisir".
Sébastien Cools
Visionnez la bande annonce (assez soft) ci-dessous.
- Deux morts à la minute dans le nouveau Rambo


