On arrête aussi les journalistes musicaux
Le journaliste Behrang Tonekaboni souffre d'asthme et de problèmes cardiaques qui nécessitent un traitement régulier.
L'organisation Amnesty International a lancé une action suite à la récente arrestation en Iran de deux journalistes musicaux et de la mère de l'un d'entre eux, dont on est sans nouvelles, a rapporté lundi le magazine britannique
NME.
Les journalistes musicaux Behrang Tonekaboni et Kayvan Farzin ont été arrêtés le 5 janvier dans les bureaux de leur mensuel,
Farhang va Ahang ("Culture et Mélodie"). On ignore à l'heure actuelle où ils se trouvent. M. Tonekaboni, qui souffre d'asthme et de problèmes cardiaques qui nécessitent un traitement régulier, a appelé sa famille après son arrestation mais n'a pas été autorisé à dire où il était détenu. Sa mère, la journaliste Lily Farhadpour, membre de l'organisation non-gouvernementale Mothers For Peace, a été arrêtée à son tour le 20 janvier. On ne sait pas non plus où elle se trouve.
Les raisons de ces arrestations n'ont pas été précisées. Elles pourraient toutefois être liées aux protestations formulées à l'encontre du gouvernement, qui ont déjà conduit à l'arrestation de nombreux journalistes, défenseurs des droits de l'Homme et étudiants.
"Nous nous inquiétons pour la sécurité de Berhang, Kayvan, Lily et la multitude d'autres. Les mesures répressives dirigées contre l'opposition et la liberté d'expression depuis l'élection-polémique en Iran ont été brutales et nous avons reçons de nombreux rapports faisant état de torture", a expliqué Kate Allen, directrice de la branche britannique d'Amnesty International. "Tous trois devraient éviter la torture et avoir le droit de voir leurs familles et leurs avocats ainsi que de recevoir l'assistance médicale dont ils ont besoin. Et s'ils sont détenus uniquement pour l'expression pacifique de leurs opinions, ils devraient être relâchés sur-le-champ. Les autorités iraniennes n'ont pas le droit d'enfermer des gens seulement pour avoir exprimé leur avis", a-t-elle souligné.
Via son
site anglais, Amnesty International offre la possibilité aux internautes d'envoyer un courriel-type de protestation à l'attention de l'ambassadeur d'Iran à Londres ou directement au chef de la magistrature à Téhéran
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Sébastien Cools