Quentin Mosimann: "Je suis un serial lover"

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Par: rédaction
21/02/10 - 09h00

A la sortie de la Star Academy 7, qu'il avait remportée haut la main, Quentin Mosimann avait proposé Duel, un double album, moitié jazz, moitié électro. Un an et demi plus tard, le revoilà avec un nouvel album, original cette fois et toujours dans la veine électro, baptisé Exhibition. Il nous en parle.

Vous avez l'impression d'être attendu?

Oui. C'est toujours difficile un deuxième album, surtout quand on sort d'un gros succès. Il faut s'attendre à tout. Je me sens attendu pour le coup.

Ici, les chansons sont personnelles, donc plus importantes à défendre?
Plus importantes et plus légitimes. Ca vient de moi. Quoi qu'il advienne, je suis en mesure de pouvoir tout assumer.

Vous avez déjà présenté ce disque à Bruxelles...
Oui, et c'était dingue. Le public ne connaît pas encore les chansons mais on avait l'impression que c'était pourtant le cas. Si le public belge est autant aimé par les artistes français et internationaux, c'est parce que vous nous accueillez toujours de manière géniale et respectueuse.

Pourquoi cet album s'appelle-t-il Exhibition?

Non, je ne suis pas nu sur la pochette de l'album. (Il rigole) Il s'appelle comme ça pour ne pas dire Mise à nu, en fait. Je m'investis dans mon propre album. Il y a aussi le côté anglais Exhibition qui fait un peu référence à l'extravagance.

L'anglais est omniprésent sur ce disque.
..
Absolument. Je trouvais ça intéressant. Quand on écoute la radio, il y a beaucoup de chansons en anglais. Je voulais m'amuser à faire ce mariage inattendu, mélanger les couplets en français et les refrains en anglais.

Musicalement, on sent une certaine influence de David Guetta...

Oui. Ca fait partie d'une de mes influences certaines. Ce n'est pas un désir de ressemblance puisque je chante en français mais c'est une vraie influence.

Dans la chanson Toc, toc, vous dites: je suis un serial lover. C'est vrai?
C'est moi à l'excès, c'est un trait de mon caractère qui est poussé à l'extrême pour rendre cette chanson autodérisoire. C'est drôle mais oui, c'est un peu autobiographique.

Le succès, ça peut faire tourner la tête. Vous avez un sacré succès avec les filles...

Même si c'est très intéressant et flatteur pour l'ego, je ne fais pas ça pour ça. J'ai eu un vaccin dès la sortie, en fait. J'ai fait ma petite expérience et voilà. De toute façon, je n'ai pas spécialement le temps.

La chanson Tu le reconnaîtras parle du prince charmant. Ca, c'est votre autre facette, votre côté romantique...
On avait envie avec Pierre Palmade de croire au prince charmant. Mais aussi à la princesse charmante, dont on parle moins. Tout le monde connaît cette fille qui ne veut s'engager que quand elle aura trouvé le bon. C'est une chanson qui n'est pas triste mais plus avenante.

Comment est née la collaboration avec Pierre Palmade?
Ca fait deux ans qu'on se connaît, qu'on s'apprécie. On aime bien déconner ensemble. Un soir, on s'est croisé autour d'un piano et ça a donné cette chanson. C'est un mec qui est très important aujourd'hui pour moi.

Quel regard portez-vous sur ces deux ans écoulés?
J'ai du mal à avoir un regard extérieur parce que tout va tellement vite. A peine j'ai fini un album que je reçois un deuxième disque d'or dingue et inattendu. Puis, j'annonce un deuxième disque.  Il faut travailler sans cesse.

La Star Ac', c'est fini. Vous regretterez l'émission?

D'un côté pas du tout. On a chacun son époque. Et de l'autre, je pense aux artistes... Si vous pouvez me citer une émission de variété aujourd'hui, à part Taratata où les artistes peuvent venir faire leur promo et chanter en live... Je n'en connais pas beaucoup. C'est délicat.

Déborah Laurent

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