Plus de 5.000 personnes aux obsèques de Jean Ferrat
Plus de 5.000 personnes ont rendu hommage mardi à Jean Ferrat en chantant en choeur
La Montagne, lors d'obsèques simples, sans messe, dans son village ardéchois d'Antraigues-sur-Volane.
Après l'arrivée du cercueil, entouré de la famille, peu après 14h30, le maire, Michel Pesenti, a lu à la foule, relativement âgée et rassemblée sur la place centrale sous le soleil, les dernières volontés du poète, qui voulait être enterré "aux côtés de son frère André" dans le cimetière municipal. "Sans discours, sans manifestation, dans la plus stricte intimité", a-t-il poursuivi, citant Jean Ferrat, qui disait cependant ne pas être "contre l'idée que les gens du pays puissent venir (lui) dire au revoir une dernière fois".
Retransmise à la téléLors de la cérémonie retransmise en direct à la télévision, le frère de Ferrat, Pierre Tenenbaum, a souhaité parler de "l'homme" à qui des admirateurs du monde entier envoyaient des lettres adressées simplement à "Jean Ferrat, poète". "Je suis certain, mon Jean, que ta voix résonnera encore dans la vie et dans les coeurs", a-t-il déclaré, ajoutant: "Je crois que tu résisteras à la terrible épreuve du temps".
Puis deux jeunes filles de la famille ont lu, très émues, "Que serais-je sans toi" d'Aragon, que Jean Ferrat avait mis en musique, devant le chanteur Georges Moustaki, la secrétaire nationale du PC, Marie-Georges Buffet, venue "saluer un ami", ou encore l'animateur Michel Drucker, arrivé en hélicoptère et le député européen (Europe Ecologie) José Bové. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, en déplacement en Arabi
En chantantFace au cercueil, déposé devant l'hôtel-restaurant La Montagne où des gerbes de fleurs s'étaient amoncelées depuis le matin, Francesca Solleville a ensuite chanté a cappella
Ma France avant qu'Isabelle Aubret n'entonne
Que c'est beau la vie. Puis
La Montagne, écrite en hommage à ce paysage d'Ardèche que le poète aimait tant, a résonné sur la place du village, avant que le corps ne soit inhumé dans la plus stricte intimité.
Longtemps compagnon de route du Parti communiste, le poète, né Jean Tenenbaum à Vaucresson (Hauts-de-Seine) dans une famille juive originaire de Russie, est mort samedi à l'âge de 79 ans. (afp)