Les différentes sociétés qui perçoivent les droits d'auteur -telles que la Sabam- sont très lentes à redistribuer l'argent. Les derniers chiffres, datant de 2008, montrent que 480 millions d'euros restent encore à verser aux artistes, tous genres confondus, signalent vendredi la VRT radio et Het Laatste Nieuws.
"C'est fait exprès afin de laisser fructifier l'argent sur leurs propres comptes", estime Bart Tommelein (Open Vld) qui a donné ces chiffres.
Le ministre compétent, Vincent Van Quickenborne, après moultes péripéties, peut s'appuyer sur une nouvelle loi qui appréhendera ces approximations. "D'ici deux ans, tout devra être payé. Et il y aura un contrôle", promet-il.
La Sabam s'en prend aux quiz musicaux
Par ailleurs, la Sabam demande depuis quelques années déjà que les organisateurs de quiz leur fournissent une playlist de morceaux de musique utilisés, sur lesquels ils devraient payer un prélèvement. Le député David Geerts (sp.a) a l'intention d'interpeller à ce sujet le ministre compétent, Vincent Van Quickenborne (Open Vld), écrivent vendredi De Standaard, Het Nieuwsblad, Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg.
Geerts qui organise un quiz musical à Heist-op-den-Berg, se pose quelques questions à propos de ces prélèvements. "Nous utilisons des fragments de 30 secondes, pour un total de 3 minutes de musique. Et on doit payer 20 euros pour ça" !
Thierry Dachelet de la Sabam est impitoyable: "Tout morceau de musique, protégé par les droits d'auteurs et diffusé en public -avec ou sans droit d'entrée- est toujours soumis à un prélèvement. Les quiz y compris". (belga/acx)
- "Le retard de paiement n'est pas volontaire"


