La rentrée a sonné pour Katy Perry: son nouvel album est dans les bacs depuis aujourd'hui. Ce Teenage Dream est-il un digne successeur de One of the Boys, vendu à plus de cinq millions d'exemplaires à travers le monde et porté par une tripotée de tubes comme le coquin I kissed a girl, l'entraînant Hot'n'Cold ou encore Waking Up in Vegas? Analyse.
Elle savait qu'elle ne devait pas rater son retour. Après un succès aussi retentissant, il y a l'envie de prouver au monde qu'on ne sera pas l'artiste d'un seul disque et celle également de ne pas décevoir ses fans. Katy Perry a mis huit mois pour enregistrer cette nouvelle galette et a assuré une pré-promo d'enfer, les interviews évoquant son mariage avec Russell Brand succédant à des photos de nus artistiques. Ses collaborations avec Timbaland (If we ever meet again) et Snoop Dogg (Califonia gurls) auguraient du meilleur. Ces titres sont en fait les meilleurs extraits de Teenage Dream.
Katy Perry à force de se définir comme une véritable California Gurl en a perdu de la personnalité. S'entourant de producteurs experts en la
matière (Dr Luke, Stargate, Tricky Stewart... qui ont déjà bossé avec Britney, Beyoncé, Kelly Clarkson, Ke$ha...), Katy joue à fond la carte de la pop acidulée, dansante, légère, amusante, parfois écoeurante, faisant la part belle aux synthés et louchant parfois du côté de Gwen Stefani pour l'ambiance et de celui de Lady GaGa pour les paroles olé olé.
C'est bien ça le problème: Katy Perry fait de son mieux mais le résultat est trop convenu, festif mais déjà entendu. Parce qu'elle a une sacrée voix, une plastique d'enfer avec laquelle elle se permet toutes les audaces vestimentaires et de l'énergie à revendre sur scène, on ne s'inquiète donc pas pour elle. Mais elle ne réussit pas à nous surprendre et c'est dommage.
Dé.L.


