La chanteuse sexagénaire d'origine portugaise Linda de Suza va porter plainte pour usurpation d'identité et escroquerie, a rapporté le JDD.
Les soupçons de l'artiste remontaient à 1996, quand elle a découvert que ses rentrées d'auteur-compositeur-interprète étaient inférieures à sa retraite d'à peine 363 euros, versée suite à ses neuf années passées à faire le ménage avant sa carrière de chanteuse.
Six comptes inconnus
Un courrier de l'Institut national de l'audiovisuel reçu en décembre 2008 a confirmé ses craintes: l'organisme l'a contactée suite à la clôture du compte habituellement utilisé pour lui verser ses cachets. Linda de Suza, qui dit qu'elle ignorait jusqu'à l'existence du compte évoqué, en a découvert cinq autres dans la foulée. Les relevés mentionnent des mouvements de fonds pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers de francs, selon son avocat.
Ancien numéro
Détail troublant, ces comptes ont été ouverts avec le numéro de carte de séjour attribué à Linda de Suza lors de son arrivée en France en 1970, que l'administration lui a fait abandonner neuf ans plus tard pour un nouveau numéro.
"Ses différents employeurs -éditeurs, producteurs, directeurs de salles- ont souvent omis de déclarer ses activités, alors qu'elle a généré un chiffre d'affaires colossal", a regretté le directeur de la caisse de retraite des artistes. Convaincu que Linda de Suza parviendra à récupérer ses droits, il a décidé de lui verser 1.300 euros par mois en guise d'avance. (7sur7)


