Ed Vulliamy, le chanteur des très éphémères RadioEds.
Après les multiples parodies apparues sur le net au lendemain de la sortie du dernier album de Radiohead "The King of Limbs", ce sont les journalistes du Guardian qui ont décidé de taquiner gentiment la bande à Thom Yorke en reprenant "Creep".
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L'idée a germé après le coup de marketing soigné du groupe, qui s'est lancé dans la presse gratuite en distribuant lundi dernier "The Universal Sigh" dans le monde entier avec la contribution personnelle, d'après les inrocks, du chanteur à la boutique Rough Trade de Londres.
"Si un groupe peut de manière téméraire se lancer dans le domaine d'expertise du Guardian, pourquoi ne pourrions-nous pas nous attaquer au sien? Il a immédiatement été décidé de mettre notre propre musique sur un CD pour promouvoir l'édition de lundi du quotidien. Qu'elles que soient les innovations qu'une troupe de musiciens peut imposer à la publication de titres de presse, nous pouvons toujours appliquer l'un des principaux traits du journalisme -faire les choses vraiment très rapidement en utilisant tout ce qui nous tombe sous la main au moment donné- à la lente industrie du disque", motive Tim Dowling, dont le compte rendu est disponible sur le site du Guardian.
Sous le nom de Radioeds, le rédacteur en chef et d'autres managers du très sérieux quotidien anglais ont enregistré une reprise de "Creep", non sans avoir dû improviser quelque peu en raison de l'absence de répétitions. "Notre recrue de dernière minute au clavier, Alan Rusbridger (rédacteur en chef) a dû jouer la partition sans possibilité de répéter", relate Tim Dowling qui nous apprend que le chanteur, Ed Vulliamy, "ne connaissait ni les paroles, ni la mélodie et aurait (pour l'anecdote) profité d'une rage de dents pour apporter une sonorité toute singulière à son interprétation".
"C'est, au final, une reprise plutôt fidèle et directe de "Creep", sauf peut-être cette intro obsédante au banjo et au trombone, destinée à être le petit truc qui manquait à la version initiale de Radiohead", conclut-il.
Le groupe a annoncé sa séparation au bout de trois prises, pour divergences artistiques. Une blague so british. (7sur7)


