L'artiste de la semaine: la nouvelle pop de Yael Naim

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Par: rédaction
25/01/08 - 12h06

Alors que le froid s'était confortablement installé dans nos rues, un petit rayon de soleil a illuminé nos journées sombres et courtes. Qui n'a pas eu en tête le refrain pop folkeux de New Soul - à la limite du nigaud mais sans y sombrer - pendant, au mieux, quelques heures? Le mercredi 30 janvier Yael Naim vient nous souhaiter une bonne année en musique, au Botanique à Bruxelles, pour un concert complet. Et, preuve de son succès, reviendra au Cirque Royal en mai.

Le nom de Yael Naim n'est plus vraiment inconnu, même si le succès de son single a devancé celui de son nom. Pourtant, il y a déjà six ans sortait dans l'indifférence générale son premier album In a man's womb. L'Israélienne, née à Paris, a alors 23 ans et subit à l'époque la concurrence de Noa, chantant elle aussi en français et en hébreu. Mais le metteur en scène Elie Chouraqui la repère pour la BO de son film Harrison's Flowers avant de lui faire intégrer la troupe des comédies musicales Dix Commandements et Gladiateurs.

Après dix ans de conservatoire en Israël, cette parenthèse variété dans tout ce qu'elle a de plus variétoche aurait pu la faire définitivement basculer du côté Obispo de la force. Mais la jeune femme est coriace et se met à la composition. Les petites ballades pop en français, anglais et hébreu qui en découlent l'accompagnent dans le chemin vers la résurrection. Deux titres avec Jean-Philippe Verdin (dit Readymade FC) plus tard, et c'est le début du renouveau.

Sa rencontre avec David Donatien, musicien qui a notamment collaboré avec Malia et Bernard Lavilliers, sera décisive. Elle réalise avec lui ce nouvel album éponyme, objet pop folk intimiste mais pas trop, réalisé à deux en autarcie, au cours duquel sa voix pleine d'émotion ensoleille nos tympans engourdis par cet hiver interminable. Plus songwriting que Feist et moins easy listening que Norah Jones, c'est sa voix, en trois langues, qui mène les débats et nous transporte au travers d'une musique riche mais subtilement en retrait. Et si vous préférez Britney Spears, vous pourrez toujours vous satisfaire de Toxic version Yael Naim, en acoustique et en douceur.


Vincent Schmitz

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