Le monde de la musique ne compte plus que trois majors.
Cette fusion est subordonnée à la cession du label Parlophone, qui compte parmi ses signatures Coldplay. © epa.La Commission européenne a donné son feu vert vendredi au rachat d'EMI Music par son concurrent Universal -première maison de disques mondiale- à condition que ce dernier cède une grosse partie des labels musicaux et des droits de sa cible. Il ne reste donc plus que trois majors dans la musique: Universal-EMI, Sony Music et Warner Music.
Bruxelles a autorisé "le projet d'acquisition des activités de musique enregistrée d'EMI par le groupe Universal Music. Cette autorisation est subordonnée à la cession du label Parlophone (350 millions d'euros de chiffre d'affaires avec des artistes internationaux comme Coldplay, Gorillaz ou Queen) et de nombreux autres actifs de musique qu'EMI possède dans le monde entier", indique-t-on dans un communiqué.
Hier, le Wall Street Journal, qui cite des personnes ayant connaissance du dossier, affirmait qu'Universal aurait accepté de vendre des activités représentant 60% du chiffre d'affaires d'EMI en Europe.
Parmi les actifs concernés figurerait une partie du label Parlophone, des activités d'EMI dans plusieurs pays dont la France, l'Espagne, la Suède et la Pologne, ainsi que des marques comme Ensign and Mute, Virgin Classics ou Chrysalis. Les droits sur les titres des Beatles ne sont en revanche pas concernés, détaille le journal.
"Les dés sont jetés et la décision est prise, même si c'est à un prix très lourd pour Universal", avait indiqué au WSJ une des personnes impliquées dans les discussions avec l'UE.
1,5 milliard d'euros
Le rachat par Universal Music Groupe (UMG), première maison de disques mondiale et filiale du groupe français Vivendi, de sa concurrente EMI Music à la banque Citigroup avait été annoncé en novembre 2011 pour 1,2 milliard de livres (environ 1,5 milliard d'euros).
La Commission européenne avait exprimé des préoccupations durant l'été en adressant aux deux groupes une communication de griefs, avait indiqué à l'époque une source proche du dossier.


