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Les Von Bondies envahis par le public du Bota

(crédit photo: Chris Owyoung)
Les Américains de The Von Bondies, passés dans certaines colonnes musico-people pour leur relation amour-haine avec Jack White des White Stripes (qui a produit leur premier album et a été condamné pour avoir causé un décollement de la rétine à leur chanteur Jason Stollsteimer dans une altercation violente par la suite), étaient en concert ce samedi soir sur les planches de la Rotonde du Botanique. Ils ont livré un show électrisé, un peu court mais intense, qui s'est terminé par une (petite) invasion de scène des spectateurs.

C'est le groupe anversois The Hickey Underworld, vainqueur du Humo's Rock Rally édition 2006, qui était chargé d'échauffer le public bruxellois. Le quatuor, articulé autour du chanteur-guitariste et d'un batteur remuant, avait déjà été vu l'an dernier en première partie de Sharko à l'Ancienne Belgique. Il était cette fois nettement plus à sa place, bien qu'un peu décevant sur la fin.

Peu après 21 heures, les Von Bondies prenaient le relais. Actif dans un rock garage nerveux, le quintette de Detroit peut compter sur la voix hystérique de son meneur pour appuyer le côté rock et sur les choeurs de ses acolytes féminines pour adoucir les angles. Qui dit garage ne dit pas forcément rock recyclé et pompier, même si le combo est aussi connu pour avoir prêté son hit C'mon C'mon au générique de la série télé Rescue Me, récemment diffusée sur RTL-TVI. Jason et la bassiste Leann l'ont notamment prouvé lors du duo sur le premier rappel. Pour le reste, le groupe aura alterné anciennes chansons et titres plus récents, enchaînant entre autres Fever, Going Down, No Regrets et le Pale Bride de l'EP We Are Kamikazes Heading Straight For Your Heart annonçant l'album à venir, Love, Hate And Then There's You.

Exubérant, agité et volontiers démonstratif face aux premiers rangs bons clients, Jason Stollsteimer a proposé à dix personnes de monter à ses côtés lors du dernier rappel, histoire de battre la mesure en applaudissant. Mais les dix invités se sont vite transformés en quarante. Pas une invasion digne d'East 17 chez Jacques Martin, mais suffisamment débordante pour embarrasser un instant le chanteur. Il aura finalement pris le plaisir de descendre dans la fosse pour admirer la scène.

Une petite heure de concert et on remballait déjà. La prestation a au moins eu l'avantage de ne pas connaître de temps mort.

Sébastien Cools

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