Les revenants de Kula Shaker de passage à Bruxelles
Même si le listing de la tournée détaillé sur son site internet officiel situe Bruxelles aux Pays-Bas, le quatuor britannique Kula Shaker a été accueilli bien amicalement par le public de l'Orangerie du Botanique, ce lundi soir. Le concert a offert l'occasion de réentendre des anciennes ritournelles appréciées refoulées dans un coin de mémoire et de découvrir les morceaux du dernier album, un disque de 13 titres baptisé
Strangefolk.
Après un début d'année entamé sur les scènes du Japon puis de son pays natal, le groupe emmené par le chanteur et guitariste Crispian Mills mettait le pied sur le continent pour un périple qui le mènera encore aux Pays-Bas, en Allemagne et en Italie. Dimanche, le bassiste Alonza Bevan était déjà au Bota pour un set acoustique donné dans le cadre des 20 ans des
Classiques de Marc Ysaye sur les ondes de la radio Classic 21 (RTBF).
Révélé dans les années '90, dès son premier album
K, Kula Shaker officie dans un rock tantôt habité, tantôt remuant, parfois pop, influencé par le mysticisme hindou et le rock psychédélique. Outre ses chansons en anglais, le combo a pour particularité de présenter quelques textes en langue sanskrit.
Après plusieurs années de silence, Kula Shaker a concrétisé son retour en 2007 avec un 3e album intitulé
Strangefolk. S'il n'est plus le phénomène trendy qu'il a pu être, le groupe a montré ce lundi qu'il a encore de l'énergie à revendre. Sur fond de projections occasionnelles (aux motifs épiques ou vaguement psychédéliques), le quatuor a présenté une quinzaine de titres, dont les fameux
Hey Dude et
Tattva qui lui avaient amené sa popularité internationale, le vieux
Hush né de la plume de Joe South puis resucé entre autres par Deep Purple, le plus doux
True Love Will Find You In The End, les récents
Second Sight et
Great Dictator (Of The Free World), et
Govinda en guise de final dans les rappels. Un concert agréable et donnant la bougeotte, même si la communion avec le public n'a pas été constante.
Sébastien Cools