Retour vers un futur électro avec Calvin Harris
Même si son nom ne vous dit peut-être (encore) rien, Calvin Harris est sans doute l'artiste qui a le plus fait parler de lui depuis ce début d'année. Parce qu'évidemment un jeune Ecossais qui affirme avoir créé le disco en 2008 dans sa chambre alors qu'il est né en 1984, ça attise la curiosité.
Signé chez EMI grâce
à sa page Myspace et ses 3 millions d'écoutes, Calvin Harris s'est fait un nom il y a un an en Grande-Bretagne grâce à des concerts survitaminés. Depuis, il a posé sa touche électro sur des titres de Kylie Minogue, Sophie Ellis Bextor et All Saints. Et entre-temps, il conçut
I created Disco, son premier album sorti au début du mois. 14 titres dont il aime dire qu'ils ont été produits dans sa chambre, sur un vieil Amiga cédé par son grand frère.
Enfant des '80 et donc adolescent des '90, le jeune Calvin découvre la musique avec le célèbre
Nevermind de Nirvana avant de vouer un culte au groupe rock Spin Doctors. Un vieil ordinateur plus tard et c'est la découverte de la dance pour finalement commercialiser dès 15 ans ses premiers morceaux
Da Bongos et
Brighter Days. Nourri comme toute sa génération par MTV et une multitude de courants musicaux, il navigue aujourd'hui entre electro, pop, et disco revisitée par une basse funky et un courant rétro eighties.
Puisque c'est dans l'air du temps, pourquoi se priver: avec
Acceptable in the 80s, Harris assume avec un
Retour vers le futur saturé de couleurs. Rayon "fluo kids" en hoddies qui font mal aux yeux,
Colours et
Merrymaking at my place enfoncent le clou avant
I created Disco et ses sonorités "en l'an 2000 les voitures seront remplacées par des vaisseaux spatiaux" et des moments plus "love" mais en mode binaire quand même.
On pense tour à tour à Justice, Chromeo ou à des Daft Punk encore inspirés mais aussi à LCD Soundsystem qui aurait abusé d'Italo Disco ou du Prince rétro-futuriste. Mais on pense surtout à une électro-pop assumée dans ce qu'elle peut avoir de meilleur et de pire, qui vous fera bouger, puisque c'est le but, mais que vous pourrez aussi écouter dans votre salon sans avoir le crâne qui appelle au secours ou les voisins qui appellent la police. Du plaisir, quoi.
Vincent Schmitz