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Alicia en mode mineur

Six ans après son premier passage en Belgique et trois albums sous le bras (sans compter un "Unplugged"), Alicia Keys était de retour dans notre pays. En concert mardi soir au Sportpaleis d'Anvers, la "nouvelle reine de la soul" a offert à une salle comble presque deux heures de show inégal, entre ratés pénibles et jolis moments d'émotion.

25 millions
Faut-il encore présenter Alicia Keys? Reine des charts mondiaux, la jeune Américaine de 27 ans totalise 25 millions de ventes de disques et des dizaines de récompenses. Bien assise sur son trône malgré l'apparition de prétendantes comme Amy Winehouse (pour ne citer qu'elle), Alicia a atteint des sommets de popularité en seulement trois albums et des hits comme Fallin', How come you don't call me, You don't know my name, If ain't got you et plus récemment No one.

Six ans d'absence
Succès inattendu et phénoménal en 2001 avec Fallin', tiré de l'album Songs in A minor, Alicia Keys avait séduit quelques mois plus tard la Belgique avec un concert mémorable à Forest National. Depuis, et malgré l'album The Diary of Alicia Keys en 2003, plus de passage sur nos terres. La sortie de As I am en fin d'année 2007 la replaçait directement en tête des ventes et lui donnait l'occasion de revenir goûter au "printemps" belge.

Hits en stock
La hotte bourrée de hits, on pouvait donc s'attendre à un concert sans temps mort, même si le Sportpaleis réserve de mauvaises surprises, par sa taille et son acoustique. Le show ne débutait d'ailleurs pas de la meilleure des façons, avec un choix de chansons surprenant et une voix trop poussée au-dessus d'instruments quasi-inaudibles. Il faudra attendre une demi-heure de trémoussements approximatifs pour qu'elle nous annonce que finalement, c'est au piano qu'elle préfère chanter. Et nous aussi. Suivra une heure agréable de chansons, entre show à l'américaine parfois poussif et moments plus intimistes, ceux-ci étant les plus réussis et les plus appréciés.

Un dernier quart d'heure
Finalement, le dernier quart d'heure sera le meilleur. Plus intense, il enchaîne Fallin', No one et If I ain't got you, repris en choeur par un public enfin en communion avec la chanteuse (si l'on réussissait toutefois à faire abstraction des cinq flash à seconde émergeant de la salle). On quitte donc le quasi-stade du Sportpaleis sur un bon souvenir, mais persuadé qu'une salle plus petite, moins d'artifices et une programmation plus réfléchie donneraient à la chanteuse toute la dimension qu'elle mérite.

Vincent Schmitz

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