Avec son humour caractéristique, l'allumé Didier Super a chanté l'inutilité des enfants, dénoncé l'égoïsme des riches et balancé sur les prêtres pédophiles.
Au rayon nordique, les festivaliers ont profité de la pop-rock des Raveonettes, entendus sur les ondes entre autres pour leurs "Attack Of The Ghost Riders" et "Love In A Trashcan".
Le jeune groupe français BB Brunes a été la cible de projectiles variés, lors d'un concert houleux et tendu. Les programmer dans un festival alternatif tel que Dour était une idée périlleuse.
L'esprit festif devait ensuite revenir avec le punk gipsy de la joyeuse bande de Gogol Bordello.
La nuit s'est encore prolongée pour les ultimes rescapés, notamment avec une prestation electro de la paire flamande Shameboy.
Débarquer au Dour Festival le dernier soir et commencer la transition post-Francofolies par un concert du chanteur français Didier Super et son groupe, c'est un peu comme arriver à Disneyland sans champignons hallucinogènes. Petit voyage musical au pays des merveilles, entre nihilisme et épicurisme.
Monté sur scène à 18 heures, le rockeur raté mais engagé Didier Super a chanté cyniquement l'inutilité des enfants (Les enfants, ça sert à rien, faut les brûler, comme au Brésil), critiqué ironiquement le système social (Qui c'est qui se lève tôt le matin et qu'empêche les autres de dormir? Les gens qui bossent!), dénoncé l'égoïsme des riches en le pratiquant (Y en a marre des pauvres, les pauvres ils font aucun effort pour devenir riches), balancé sur les prêtres pédophiles (Jésus Christ, un jour tu vas revenir, est-ce que tu pourrais légaliser le mariage pour les curés, histoire qu'ils laissent un peu les enfants tranquilles?), mais prôné la tolérance, en quelque sorte (Les Arabes, c'est comme les lesbiennes et les drogués, les romanos, les artistes et les putes, les handicapés, c'est comme les lépreux et les noirs, les clochards, c'est comme les travelos et certains jeunes... Y en a des biens!). L'humour de ce Ch'ti allumé, c'est du troisième degré à la limite du scandale, mais qui fait mouche et ne manque pas de susciter fous rires (jaunes) dans la foule.
La suite de la soirée a été ponctuée de pop-rock nordique avec les Suédois des Shout Out Louds, faisant danser quelques courageux notamment avec leur The Comeback, et les Danois de The Raveonettes, entendus sur les ondes entre autres pour leurs Attack Of The Ghost Riders et Love In A Trashcan.
Un peu plus tard, le jeune groupe français BB Brunes a été la cible de projectiles variés, lors d'un concert houleux et tendu, achevé avec un quart d'heure d'avance sur l'horaire prévu, évidemment sans le moindre rappel. L'esprit festif devait revenir avec le punk gipsy de la joyeuse bande de Gogol Bordello. La nuit s'est encore prolongée pour les ultimes rescapés, notamment avec une prestation electro de la paire flamande Shameboy. Un bon festival de Dour, ça se termine avec de gros cernes.
Sébastien Cools


