Sheryfa Luna a participé, comme Booba, au concert agité de l'Urban Peace la semaine passée, au Stade de France. Et si Booba a pété les plombs face à un public ouvertement hostile, Sheryfa a fait de son mieux pour encaisser la violence des spectateurs.
"Je me préparais à la guerre"
"Tout le monde savait très bien comment ça allait se passer", a-t-elle confié à Ozap, "moi-même je me préparais à monter sur les tranchées, comme à la guerre." Plutôt que de répondre à la violence par la violence, Sheryfa a opté pour une option plus pacifiste: "J'ai pris un malin plaisir à les faire chier. Plus ils m'insultaient, plus je souriais, et ça les énervait !"
"Des piles, des chips, de l'eau"
Elle a été même jusqu'à prolonger son show, pour montrer au public qu'elle ne le laissait pas dicter sa loi. "J'avais 15 minutes de show, et au lieu de partir plus vite, je suis restée 20 minutes! D'habitude je reçois des nounours, là j'ai reçu des piles, des sous, des chips et de l'eau." Avec humour, elle ajoute: "Ca sert: des piles pour le mp3, de l'eau pour la scène. Ils ont été très créatifs !"
"Des CD envoyés comme des freesbies"
La jeune chanteuse, qui s'apprête à sortir son deuxième disque, constate qu'il y a eu "un problème au niveau de la sécurité. Mes choristes ont reçu des pierres, il y avait des CD envoyés comme des freesbies... Je me demande comment ils ont fait pour rentrer avec ça!" Même si elle sait que "fouiller 50 000 personnes, c'est impossible!"
"J'ai été plus bad boy que Booba"
Elle ne prend pas la défense de Booba, mais ne le condamne pas non plus. "C'est un mec impulsif, et je ne sais pas dans quel état il est monté sur scène. Je n'essaie pas de comprendre sa réaction... c'est son problème. Mais je suis un peu choquée: je me dis que moi, je suis toute petite à côté de lui, et j'ai encaissé pendant 20 minutes. Booba, pour moi c'est une caillera, un bad boy... et j'ai l'impression d'avoir été plus bad boy que lui. Mais je ne le connais pas, donc je ne pourrais jamais juger ce qu'il a fait ."
Dé.L.


