Cali "nu" électrise les Nuits du Botanique

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Par: rédaction
11/05/09 - 11h47
Karin Clercq est parvenue à chauffer une bonne partie de la salle, les autres se réservant pour leur chouchou.
Mathieu Boogaerts n'a pas changé. Tenue improbable, textes particuliers et humour bon enfant.

Ce dimanche, les Bruxellois ont pu profiter d'une journée au soleil et sans voiture. Quelques heures de calme et de répit avant de passer aux choses sérieuses pour les adeptes des Nuits du Botanique. Ce soir, Cali est au Cirque Royal et ça ne va pas être de tout repos.

Salle buissonnière
C'est à Karin Clercq que revient la lourde tâche d'ouvrir les festivités. Après une journée ensoleillée, de nombreux spectateurs manquent à l'appel profitant probablement jusqu'au bout des derniers rayons du soleil. La chanteuse belge qui présente son troisième album, La Vie Buissonnière, parvient cependant à chauffer une bonne partie de la salle, les autres se réservant pour leur chouchou. Vincent Liben (chanteur du groupe Mud Flow) la rejoindra sur scène pour le duo Encore composé par Ozark Henry.

Humour bon enfant
La salle se remplit mais le public est mitigé également pour Mathieu Boogaerts. Le chanteur français de retour sur scène avec son nouvel album, I Love You, n'a pas changé. Tenue improbable, textes particuliers et humour bon enfant, ses fans sont conquis. Les novices quant à eux, trouvent le temps un peu trop long.

Cali nu
Le Cirque Royal est plein à craquer. Les retardataires ont pris place et attendent leur idoles. Les vrais fans de Cali sont là, rares sont les non-initiés. Ils s'attendent à une entrée fracassante du chanteur déjanté. Il n'en est rien.

Sobrement, calmement, Cali entame son tour de chant en douceur assis derrière son piano. Pour son nouveau spectacle intitulé Cali nu, le chanteur a laissé tomber guitare, basse et batterie, seuls un piano, une trompette et un trombone l'accompagneront.

Tryptique
"Après le calme vient la tempête", comme le dit l'adage il faut se méfier du "Cali qui dort". Après s'être contenu le temps de quelques chansons, le petit grain de folie du chanteur revient...crescendo. Trois petits tours de danse avec une spectatrice et puis s'en va.

Mais il disparaît pour mieux revenir. Lumières aveuglantes, décors de boîtes de nuit, les musiciens se sont transformés en DJs et Cali revisite ses plus grands tubes comme Elle m'a dit, ou C'est quand le bonheur à la sauce électro. Traditionnel petit tour dans le public au passage, Cali le prouve à chaque concert, il est proche du public.

Clap de fin. Mais le public, debout, hurle. Cali ne se fait pas prier. Armé de sa guitare, cette fois, il reprend ses classiques, avant de (comme d'habitude) sauter dans le public pour faire le tour de la salle porté à bras le corps par une horde de fans en délire. Pris dans l'excitation, le chanteur parviendra à monter de la sorte jusqu'au plus haut des gradins au plus grand désarroi des gardes du corps pris au dépourvu.

Céline Bayet

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