Delphine Boël présentait ce mercredi son autobiographie à la presse.
Dans "Couper le cordon", elle retrace son parcours de vie, du silence qui a entouré sa naissance à sa vie actuelle en passant par sa soudaine notoriété en 1999 lorsque la presse a dit qu'elle était la fille du roi Albert II.
Delphine et son compagnon James O'Hare ont posé pour quelques clichés près de la Grand-Place.
La maman de 40 ans coupera encore un autre cordon prochainement. Elle attend en effet un petit garçon.
Delphine Boël, la fille présumée du roi Albert II, a souligné ce mercredi qu'elle n'aurait pas livré son parcours dans un livre si ses oeuvres n'étaient pas parallèlement exposées près de Gand. Elle dit aujourd'hui avoir "coupé le cordon" et tourné la page avec le passé.
Autobiographie
"Cela a pris du temps car on allait encore remuer toute cette chose. Vous savez de quoi je parle. Je suis contente et délivrée de dire les choses que j'essayais de dire par mes oeuvres", a-t-elle souligné mercredi à l'occasion de la publication de son livre Couper le cordon, une autobiographie entrecoupée de reproductions de ses oeuvres artistiques.
Intérêt médiatique
Dans son ouvrage, Delphine Boël retrace son parcours de vie, du silence qui a entouré sa naissance à sa vie actuelle à Bruxelles en passant par sa soudaine notoriété en 1999 lorsque la presse a dit qu'elle était la fille du roi Albert II. "C'était plutôt une bonne nouvelle. Je n'allais plus devoir vivre dans le secret", écrit Delphine Boël avant de préciser qu'elle allait très vite découvrir "les inconvénients de la situation" en raison de l'intérêt médiatique. Elle vivait alors à Londres.
"Tu n'es pas ma fille"
Delphine Boël raconte dans son ouvrage qu'elle a appelé le roi à deux reprises à l'occasion de problèmes de santé de sa mère. "Ca l'a rendu furieux. Il a explosé: Tu ne dois plus jamais m'appeler. Je ne veux plus entendre parler de cette histoire. Et d'ailleurs, tu n'es pas ma fille", écrit-elle. Delphine ajoute qu'elle lui a dit qu'elle avait les yeux de la reine Astrid et que le roi n'a pas apprécié. "C'était épouvantable. J'étais consternée. J'avais perdu mon père", poursuit Delphine Boël dans son ouvrage. Le souverain ne l'a pas reconnue. Il a cependant fait référence dans son discours de Noël 1999 aux difficultés que son couple avec la reine a traversé, soulignant qu'il ne souhaitait pas s'appesantir sur le sujet.
Porte laissée ouverte
"Ce serait mentir de dire que je n'aurais pas espéré une situation à la Monaco", où le prince a reconnu des enfants hors mariage, a-t-elle répondu ce mercredi aux journalistes. Interrogée sur ses sentiments envers Albert II, elle a précisé qu'elle n'avait "pas de haine car je ne peux vivre avec la haine. On ne peut détester son propre père". Aujourd'hui, Delphine Boël dit ne plus espérer être approchée par le roi. "Mais si cela devait être fait, je ne fermerai pas ma porte", ajoute-t-elle.
Changements
Après 1999, Delphine Boël a peint et sculpté de nombreuses oeuvres où elle a revisité les thèmes de la royauté et de la Belgique sur le ton de l'ironie, représentant notamment des cochons avec des couronnes. Mais son oeuvre a changé. "Je n'ai aucune envie d'encore faire des couronnes. Cela ne m'intéresse plus", indique-t-elle. Delphine ne vit par ailleurs plus à Londres. Elle s'est installée à Bruxelles, ville où elle se sent bien. "On se sent chez soi là où il y a le coeur", avec son mari, ses enfants, dit-elle. Agée de 40 ans, Delphine Boël a une fille et est enceinte. Elle attend la naissance d'un fils.
Victime de son passé
"J'ai compris que je ne pouvais être heureuse tant que je porterais sur les épaules ce lourd héritage de mes origines. C'est pourquoi, j'ai enfin coupé le cordon. La question royale ne m'obsède plus", écrit-elle, précisant que c'est surtout avec sa mère qu'elle a tiré le choses au clair. "Parce que je vivais avec ma mère et que, toute cette histoire, je l'ai vécue à travers elle. Je souffrais de sa souffrance", se rappelle-t-elle. "Aujourd'hui, je passe à autre chose. Couper le cordon, je l'ai fait il y a un an", a-t-elle expliqué ce mercredi, avant d'ajouter qu'elle a "tourné la page". Elle dit n'avoir eu aucun contact avec le palais préalablement à la publication de son ouvrage. Delphine Boël reconnaît s'être sentie victime de son passé. "Je suis fière d'où je viens. Je n'aimais pas trop. Maintenant, j'accepte", conclut-elle. (belga)
- "Il m'a dit de ne plus l'appeler"


