Le Roi Albert II a inauguré jeudi matin la station Gare de l'Ouest, une cathédrale de béton souterraine qui deviendra dans deux jours la nouvelle plaque tournante du réseau de métro recomposé en quatre lignes au lieu de trois actuellement.
Cette opération d'envergure est considérée, à la STIB, comme la plus importante depuis l'inauguration des deux premières lignes du réseau en 1976 par la Roi Baudouin car la mise en service de quelques centaines de mètres de tunnel supplémentaires parcourus jeudi par le Roi Albert II, à bord d'une rame Boa, permet d'assurer le bouclage de la ligne de métro de la Petite Ceinture.
Lorsque le nouveau réseau aura digéré ses maladies de jeunesse bien perceptibles pour les usagers au cours de la phase de tests des quinze derniers jours, cette réalisation permettra de relier le terminal TGV du Midi au plateau du Heysel en un quart d'heure.
Mais la croissance de la clientèle métro de la STIB (+80 % en dix ans, selon son directeur général Alain Flausch) impose à la société bruxelloise d'envisager dès à présent des extensions futures.
Mercredi, à l'occasion d'un colloque sur l'avenir du métro, elle a reçu du Premier ministre Herman Van Rompuy, un soutien politique de poids sur le principe de nouveaux développements de ce mode de transport, et en particulier de l'extension, en mode métro de l'axe nord-sud.
Jeudi, à l'occasion des allocutions de circonstances prononcées devant le Roi, au sein du nouveau siège social de la STIB, la Vice-première ministre, Laurette Onkelinx, qui préside l'accord de coopération Beliris, entre le gouvernement fédéral et la Région bruxelloise a ajouté à ce sujet que les coûteuses, mais indispensables études pour réaliser ce projet, seraient lancées d'ici quelques mois.
Les dix millions d'euros engagés initialement pour les réaliser ne suffiront pas. Ce sont trente millions qui seront injectés via Beliris "pour cette ligne de métro que nous devons absolument avoir pour compléter le réseau", a-t-elle dit. Laurette Onkelinx a en outre souhaité très rapidement des engagements via Beliris pour pouvoir ensuite commencer les travaux.
De son côté, le ministre bruxellois du Transport Pascal Smet a réitéré son souhait de voir l'axe nord-sud doté d'une ligne de métro d'ici 8 ans. Selon lui, l'exemple de constructions rapides de réseaux de métro dans des villes européennes comme Madrid démontrent que c'est tout à fait possible.
Ce sujet semble en tout cas avoir particulièrement intéressé le Roi qui est resté présent dans les locaux de la STIB très largement au-delà de l'horaire fixé dans le programme des services du protocole du Palais. (belga)
- Albert II dans le métro


