"Mon personnage de V pour Vendetta a inspiré le monde"

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Par: rédaction
29/11/11 - 17h49
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Il n'y a pas que les produits issus de la fiction qui inspirent le monde réel. Dans une interview accordée au Guardian, l'auteur de BD Alan Moore est revenu sur le destin de son fameux personnage, le héros de "V pour Vendetta", un symbole de la résistance à un gouvernement totalitaire, repris par de nombreux manifestants de "Occupy Wall Street" à travers le monde.

Terriblement déçu par l'adaptation de sa bande dessinée au grand écran (il a même exigé qu'on retire son nom du générique), Alan Moore se montre particulièrement fier de cette appropriation par le vrai peuple. "Je crois bien que quand j'écrivais 'V pour Vendetta', je rêvais en secret: 'Est-ce que ça ne serait pas génial si ces idées avaient un impact sur le monde?' Alors quand on commence à voir ce phénomène se répandre pour de vrai... Ça fait tout drôle. C'est comme si ce personnage créé il y a 30 ans sortait de la fiction."

Parue en 1989, la série dessinée "V pour Vendetta" mettait en scène une société post-apocalyptique future (en 1997) régie par un gouvernement fasciste. Le héros, un anarchiste qui espère réveiller la conscience politique d'un peuple léthargique, porte un masque à l'effigie de Guy Fawkes, le révolutionnaire de la Conspiration des Poudres au 17e siècle. Un masque que l'on a pu apercevoir à de nombreuses reprises, sur les visages des indignés de Wall Street, dans le monde entier.

"Quand vous voyez une horde de V, je pense que ça laisse entendre que ceux qui protestent ne font qu'un, qu'ils forment une même organisation (ce 99% de mécontents, dont on entend tellement parler). En soi, c'est formidable. Je comprends tout à fait pourquoi ils ont repris cet élément", commente Alan Moore, en faisant référence à la scène finale du film des frères Wachowski.

Interrogé à propos de la vente des masques, qui profite à la société Warner Bros, il répond: "Ce n'est pas vraiment un phénomène avec lequel ils voulaient être associés. Pourtant, ils n'aiment pas du tout dire non à l'argent, c'est contre leur instinct. Au final, je trouve tout cela plus drôle qu'agaçant." (CD)

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