"Comme mon fils et ma mère, j'ai gardé mes actions et mes options, car j'étais convaincu que je serais critiqué, quel que soit le moment où je les aurais vendues. Il n'y avait pas de bon moment", a expliqué Karel De Gucht.
Le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a regretté mercredi qu'une "affaire purement privée", à savoir la vente par sa femme d'actions Fortis appartenant à sa mère, fasse l'objet d'un étalage public dans les médias.
Sérénité
"C'est une affaire purement privée", a soutenu M. De Gucht à des journalistes belges à New Delhi, où il prend part à une visite d'Etat des souverains belges. Il a déploré "la présomption de culpabilité" dont il fait l'objet.
"Rien à me reprocher"
Il s'est par ailleurs dit "très serein" à l'égard de la plainte anonyme pour délit d'initié déposée contre lui dans le dossier Fortis auprès de la Commission Bancaire, Financière et des Assurances (CBFA). "Je suis convaincu que je n'ai rien à me reprocher", a-t-il ajouté.
Il a perdu 85.000 euros
Il n'a pas vendu les actions Fortis qu'il possède, et a même perdu 85.000 euros à cause de la chute du titre à la Bourse de Bruxelles, à la suite du démantèlement du groupe belgo-néerlandais de bancassurance, a-t-il rappelé, indiquant qu'il serait interpellé sur le sujet au parlement la semaine prochaine.
"Pas de bon moment"
"Comme mon fils et ma mère, j'ai gardé mes actions et mes options, car j'étais convaincu que je serais critiqué, quel que soit le moment où je les aurais vendues. Il n'y avait pas de bon moment", a-t-il encore dit.
2000 actions
Seules 2.000 actions appartenant à sa belle-mère, achetées à 22,50 euros, ont été vendues par sa femme à 5,50 euros, a souligné le chef de la diplomatie belge.
Humo
M. De Gucht a aussi remis en cause les informations "très discutables, non vérifiées et provenant de sources anonymes" publiées par l'hebdomadaire flamand Humo sur cette affaire. Il n'envisage toutefois pas dans l'immédiat d'intenter une action en justice contre lui. (belga)


