Le groupe pharmaceutique belge UCB a enregistré en 2008 un chiffre d'affaires de 3,6 milliards d'euros, stable d'une année sur l'autre malgré l'expiration du brevet sur le Zyrtec et la fin de l'exclusivité sur le Keppra aux Etats-Unis, indique mardi l'entreprise dans un communiqué paru avant l'ouverture de la Bourse.
Avec un bénéfice net en chute de 74% à 42 millions d'euros, qui traduit un rebitda quasi stable et des dépenses non-récurrentes en hausse à 417 millions d'euros, UCB s'inscrit nettement en-dessous du consensus établi par Bloomberg qui tablait sur un chiffre de 167 millions d'euros.
Le médicament anti-épileptique Keppra rencontre la concurrence des génériques depuis début novembre 2008. Pourtant, ses ventes ont augmenté de 23% et ont contribué à hauteur de 1,2 milliard au chiffre d'affaires du groupe. Quant à l'anti-allergique Zyrtec, l'impact négatif de la perte de son brevet aux Etats-Unis a eu un impact négatif qu'UCB chiffre à 104 millions en 2008.
Les dépenses non-récurrentes de 417 millions d'euros, soit 281 millions d'euros de plus qu'en 2007, sont essentiellement dues à des dépenses significatives de restructuration ainsi qu'à des diminutions de valeurs.
L'Ebitda récurrent du groupe est ressorti à 733 millions d'euros, en hausse de 6% par rapport à l'exercice 2007, tandis que le résultat opérationnel (Ebit) a plongé de 67% à 113 millions d'euros.
Le conseil d'administration proposera la distribution d'un dividende brut de 0,92 euro brut par action (0,69 euro net). Pour 2009, UCB s'attend à un chiffre d'affaires de 3,3 milliards d'euros, à la suite de l'expiration du brevet sur le Keppra aux Etats-Unis.
L'Ebitda récurrent devrait dépasser les 680 millions d'euros, au-dessus des 650 millions initialement annoncés. Quant au résultat net, il devrait ressortir à minimum 130 millions d'euros. (belga/th)


