Pour 44% des Européens, l'euro n'a pas atténué la crise

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Par: rédaction
20/04/09 - 21h23

Quelque 44% des Européens jugent que l'euro n'a pas atténué les effets négatifs de la crise économique, contre 39% qui estiment qu'il a joué un rôle de bouclier, selon un sondage européen publié lundi, signe d'une perception mitigée du rôle de la monnaie unique.

La situation est très contrastée en fonction des pays. Ceux qui estiment que l'euro a joué un rôle positif face à la crise sont les plus nombreux en Belgique (54%), en Slovaquie (66%) et en Finlande (61%), selon cette enquête Eurobaromètre.

En revanche, au Royaume-Uni, qui n'appartient pas à la zone euro, seules 27% des personnes interrogées pensent que l'euro a permis d'amortir la crise.

Une large majorité de Danois (61%), de Britanniques (59%) et de Suédois (54%), qui ont rejeté jusqu'ici l'euro, jugent par ailleurs que leur pays n'aurait pas été mieux protégé face à la crise économique s'il avait adopté l'euro.

Hors zone euro, le sentiment que l'euro n'aurait pas mieux protégé le pays que la monnaie nationale est également relativement élevé en République tchèque (58%), en Lituanie (55%) et en Lettonie (50%).

Interrogés sur la nécessité d'accélérer ou pas l'adoption de l'euro face à la crise, les citoyens de huit pays d'Europe de l'Est (Bulgarie, République Tchèque, Estonie, Hongrie, Lituanie, Lettonie, Pologne et Roumanie) sont partagés (29% pour une accélération du processus, 29% pour un ralentissement).

Le soutien à l'accélération du processus d'adoption de l'euro est le plus élevé en Hongrie (47%) et en Roumanie (35%), particulièrement frappées par la crise économique.

Cette enquête a été réalisée pour le Parlement européen entre la mi-janvier et la mi-février auprès de 27.218 citoyens des 27 pays membres de l'UE.

L'euro a pu être perçu comme un rempart face à la crise, notamment parce qu'il limite l'exposition aux variations de taux de change. (belga)

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